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 Les larmes du Phénix

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Akaryu
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MessageSujet: Les larmes du Phénix   Dim 26 Oct 2014 - 2:21

Bon j'ai remarqué que suite à de mauvaises nouvelles je n'avais plus trop d'inspirations pour rp et aujourd'hui, j'ai discuté avec une personne que j'apprécie beaucoup et on a parlé de fanfictions, alors du coup, moi ce soir, je me suis mise à écrire, les idées ont fusées, le 1er chapitre est terminé, il ne reste plus qu'à le corriger et à le poster, donc du coup, il me faudra votre avis, quand il sera posté, pour que je sache si ça vous plait, si c'est le cas, je ferais la suite le week-end prochain. Vu que ça sera une fic assez ouverte et plus drôle que son nom ne l'indique, si vous voulez que je créé un perso en particulier, il faudra remplir ce petit formulaire


Code:
[b] Personnage :[/b] (Important, clef, rôle secondaire)
[b]Nom :[/b] Facultatif
[b]Prénom :[/b]
[b]Age :[/b]
[b]Race :[/b]
[b]Groupe :[/b] (Méchant, gentil, neutre)
[b]Amoureux(euse) de :[/b]
[b]Ami(e) de :[/b]
[b]Ennemi(e) de :[/b]
[b]Orientation Sexuelle :[/b]
[b]Arme :[/b]
[b]Pouvoirs :[/b]
[b]Caractère :[/b] (Un petit résumé en y mettant des adjectifs)
[b]Description physique :[/b] (Petit descriptif en une courte description ou un avatar)
[b]Histoire :[/b] (Résumé)

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MessageSujet: Re: Les larmes du Phénix   Dim 26 Oct 2014 - 22:49

Bon j'ai enfin eus le temps de faire les corrections, et je dois avouer que ça serait bien que je retourne faire des cours de français ou que je change de clavier, car il y avait des choses assez étranges dans mon texte Razz

Les larmes du Phénix

Chapitre 1
Pouet Pouet

- Oh Maxime arrête de klaxonner on est censé être discret !

- Je sais Jean, mais je peux pas m’en empêcher ! Ahahahah écoute ! Ça fait pouet pouet !

- M’sieurs Jean on arrive quand ?!!!!!

- La ferme Emilie !

C’était Maxime qui conduisait un vieux camion avec des motifs de fleurs qu’il avait volé dans ses jeunes années pour éviter de se faire attraper par les méchants policiers, vous savez, ces gars en uniformes qu’on n’aime pas ! Eh bien, ils avaient jamais réussi à le rattraper, car malgré le fait que ce vieux tas de ferraille ne dépassait pas les 80 kilomètres heure ! Il est vraiment trop fort mon ce type ! Je ne savais pas avant qu’il ne me le raconte durant notre voyage, soi-disant pour me faire taire il fallait me raconter un fait du passé, que j’avais trouvé des plus intéressants, surtout quand il m’a raconté comment, une fois, il a réussi à faire un braquage avec une lampe de poche et un couteau-suisse. En faites, monsieur Maxime est très intéressant, par contre, monsieur Jean, il a rien d’extraordinaire, on dirait qu’il a passé sa vie à faire le guet et à dessiner des plans, bref dans ce duo, il est juste là pour faire les boulots faciles, mais bon je ne peux pas lui en vouloir, il fait ce qu’il veut, c’est sa vie. Tout de même, ils font un drôle de couple d’ami parce que Maxime est toujours joyeux, casse-cou et inventif, tandis que monsieur Jean est plus discret, voir même un peu renfermé sur lui-même, je dirais même que c’est un vieux grincheux, mais au fond, il doit sûrement être très sympathique.

Bien que l’un soit plus fin et plus petit, l’autre est un peu plus en chair et est quand même un peu plus grand, donc du coup, les kilos en plus, on les remarque pas. Je ne sais pas comment ils s’habillent d’habitude, mais aujourd’hui, ils portaient des habits pour avoir l’air de deux vieux paysans ayant roulé leur bosse un peu partout, avec un petit côté hippie sur les bords, en tout cas, monsieur Maxime, avec sa casquette grise, sa chemise à fleurs et son pantalon vert, il passe assez pour le style qu’ils ont voulu se donner. Jean, lui, il porte aussi une vieux casquette usée grise et porte une vieille chemise à carreaux ainsi qu’une salopette délavée, au moins, ce qui est sûr, c’est qu’en les voyant passer, personne ne se doutera qu’il s’agit en réalité de deux gangsters qui viennent de kidnapper une jeune fille innocente, donc moi, alors que je leur avais rien demandé ! Je ne sais même pas ce que je fais avec eux et pourquoi ils m’emmènent, mais ce qui est certain, c’est que je vais les embêter jusqu’à ce qu’on arrive à destination, pour faire genre que je suis pas venue pour rien et que grâce à moi, ils auront appris ce qu’est la patience. Moi ? Qui je suis ? Eh bien, je suis Emilie ! Non rassurez-vous pas celle de la comédie musicale pour les enfants, sinon ils m’auraient pas enlevée ! J’ai que dix-sept ans et avant de les rencontrer, je vivais dans une poubelle, maintenant je vis dans un camion, enfin depuis trois heures, même si j’ai les poignets et les chevilles attachés qui me donnent l’impression d’être un saucisson qu’on ramène de loin pour être offerte aux copains pour être dégustée devant un bon verre de blanc, c’est tout de même déjà mieux.

Sinon à part ça, j’ai un bonnet blanc qui me quitte jamais, enfin presque ! C’est un cadeau que m’ont offert les sdf du quartier quand je suis arrivée pas loin de chez eux, un vieux immeuble où ils font la fiesta presque tous les jours, parce que ce n’est pas parce qu’ils sont pauvres qu’ils n’ont pas le droit de s’amuser ! Vous allez dire que c’est peut-être ringard, voir même démodé, mais moi, je l’aime bien mon vieux bonnet en coton, d’ailleurs c’est mademoiselle Angeles qui a commencé à le tricoter, puis les autres sdf du sexe féminin on prit le relai, franchement, c’est un beau travail d’équipe vous ne trouvez pas ? J’adore les sdf ! Franchement, ils sont trop cool ! Quand ils voient passer quelqu’un de riche, ils font semblant d’être handicapé pour avoir plus de sous, c’est d’un hilarant ! Parfois j’ai envie d’aller leur donner un coup de main, mais ce genre de chose, ce n’est pas pour moi, je ne veux pas m’abaisser à demander du fric ! J’ai quand même ma dignité non mais !

J’ai des longs cheveux roux qui me vont jusqu’aux omoplates, faut dire que je ne vais pas régulièrement chez le coiffeur, même si c’est un bon pote, la dernière fois il m’a tailladé une oreille, donc j’attends qu’il s’améliore avant de retourner chez lui. J’ai des yeux bleus et autours de mon cou, j’ai un foulard rouge que j’ai troué une fois par terre, inutile de le rendre, il me rend service, surtout quand c’est l’hiver ! Je porte un long pull fin à manche de couleur bleu clair avec un jeans de couleur gris foncé un peu délavé. J’ai avec moi un grand sac noir que je porte toujours en bandoulière et pour couronner le tout, j’ai des bottines qui remontent un peu sur la cheville, elles et elles sont de couleur bleu foncé. En ce qu’il s’agit de mon apparence, je suis qu’un d’assez basique, je passerais sûrement inaperçue dans la rue si je n’étais pas quelqu’un qui me ferait vite remarquée. Bon maintenant que j’ai terminé les descriptions, revenons à l’essentiel. M’sieur Jean, il était excédé par les gamineries de Maxime et moi ça m’amusait, mais vu que je n’avais rien à faire, je m’étais sentie obligée de rajouter une couche. Pff franchement, il n’était pas drôle Jean a toujours râler, il fallait que je fasse quelque chose d’autre pour me divertir, mais je ne trouvais pas quoi faire, alors malgré le fait qu’il m’avait dit de me taire, j’ouvris à nouveau la parole.

- M’sieur Jean faut pas vous énerver ! Peace and Love, comme votre déguisement !

- La ferme j’ai dit !

- Faut pas lui en vouloir, elle s’ennuie la gamine

- Ouais je me fais chier !!!!!!

- Là tu vois ? Au moins quand je klaxonne, elle ne dit rien, ça l’amuse ! Si tu veux on a qu’à mettre de la musique ! Il y a un cd, je vais le mettre

Encore une fois, Jean faisait son grincheux et Maxime faisait son gentil, bien que c’était juste pour avoir un peu d’appui, ce que je fis en riant un peu dès qu’il appuya sur le klaxon, ce qui eût l’air d’exaspérer encore plus Jean, mais moi, je m’en foutais, en faites, c’était drôle ! Lorsque Maxime remarqua un cd, moi, à l’arrière du camion entre des vieux cartons et vieilles caisses, je ne pus que rire lorsque la musique se fit entendre. C’était du Bob Marley, bien évidemment, c’était l’hymne des hippies le morceau que bien vite Jean arrêta, nous faisant ainsi comprendre qu’on n’avait pas besoin de se faire plus remarquer.

- Pourquoi vous avez arrêté ? Bob Marley c’est trop fuuuuunnn comme musique !

- Tu commences vraiment à me chauffer avec tes réflexions ! Tu as de la chance qu’on doit te ramener en un seul morceau, sinon à la première occasion je t’aurais réduite au silence définitif !

- Ne soit pas autant à cran, ce n’est qu’une gamine

- Je ne suis pas une gamine ! Et pis, pourquoi on ne doit pas me taper ?

- Parce que le boss le veut

- Ah ouais je comprends mieux ! Du coup, vu que vous êtes bêtes et disciplinés, vous obéissez pour éviter de faire dans vos caleçons quand le boss vous gronde ! Pardon, je ne savais pas !

- Tu as raison Jean, elle a de la chance qu’on n’a pas le droit de la taper…

Je me moquais bien ouvertement d’eux et bien que Maxime avait été cool jusqu’à présent, il avait dit ces dernières paroles avec un ton très sombre, houlà aurais-je touché un point sensible ? J’ai bien l’impression que sans le chef, ils m’auraient déjà transformée en punching-ball, décidément, je n’ai pas de chance, je suis tombée sur deux sbires qui n’ont de l’humour que sur certains sujets, les autres sont à éviter. Ne sachant plus quoi dire, je me tus jusqu’à un feu rouge, le moment le plus décisif de ma vie ! Oh vous savez un feu rouge, c’est assez banal, sauf quand un jeune homme profita de l’arrêt de notre camion pour pénétrer à l’intérieur en refermant la porte derrière lui, ce qui le sauva des flics qui le poursuivait, car ils ne surent pas où il était passé, par contre, cela ne le sauverait pas de la colère de mes deux gardiens.  Jean s’étant douté de quelque chose, se retourna et fût surprit en le voyant. Ils pensaient qu’en m’ayant attaché les mains derrière le dos, je ne pourrais pas ouvrir la porte, par contre, ils ne pensaient pas que quelqu’un d’autre pourrait ouvrir la porte pour se faufiler dans la meilleure cachette du monde.

- Maxime arrête-toi on a un passager clandestin !

- T’inquiète on le montre au boss, s’il plait on le garde, s’il ne plait pas on le tue.

- Oui, tu as entièrement raison, des fois je m’inquiète pour rien

- Et moi, si j’ai pas envie ?

- On ne te demande pas ton avis gamin

A vrai dire, je n’écoutais pas vraiment ce qu’ils se disaient, je regardais ce jeune homme, en position assise en tentant de me caller contre un carton. Il était beau, je ne pouvais m’empêcher de lui faire des yeux doux, bien qu’il ne me remarquait pas, j’avais l’impression d’être une ombre à ses côtés, mais ça ne faisait rien, après tout, c’était normal, il tentait de défendre sa vie en ayant l’air de regretter d’être monté dans ce camion, comme s’il avait fait une erreur, ce que je ne trouvais pas, pour moi, il avait bien fait. Il avait une épaisse tignasse noire en bataille, avec des yeux noisette. Il avait un pantalon noir à clou, un blouson en cuir, de la même couleur, d’ailleurs, il ressemblait à ceux que portait les motards, par-dessous, il avait glissé un tee-shirt gris, pas trop clair, ni trop foncé, il allait parfaitement bien avec son blouson. Il était grand et était musclé, mais ce qui m’intrigua le plus, était le sac qu’il tenait dans ses bras, qui avait-il dedans ? Je lui poserais la question en temps voulu, là, il vient tout juste de me remarquer.

- Hello le monstre !

- Comment ça « le monstre » ? Sale mufle je ne suis pas un monstre !

- Bah oui, les gens qui se font enlever dans des camions, c’est soit des monstres qui vont se faire étudier ou soit des gens qui se font tout simplement enlever, moi j’ai pensé qu’avec tes cheveux roux et ton bonnet moche…

- Critique pas mon bonnet c’est un cadeau, c’est mon trésor !

- Pff ça un trésor ? A la poubelle oui !

- Sale petit merdeux ! Si je pouvais te cogner je l’aurais déjà fait

- La ferme les gosses !

- Laisse-les ils font connaissance !

J’avais vraiment envie de l’étriper ce sale type ! Au début je le trouvais beau, mais je me suis vite rendue compte que pour qu’une relation fonctionne entre deux êtres humains, il faut que les deux s’entendent et pour le moment c’était mal parti pour que ça fonctionne entre nous deux. Le garçon semblait être très surpris que je réagisse de la sorte, j’avais presque l’impression qu’il avait raison lorsqu’il m’avait traitée de monstre, pourtant je savais que je n’en étais pas un, enfin mes parents ne m’avaient jamais dit un truc pareil, il fallait donc dire que ces dires n’étaient que des bêtises. Bon allez puisque je n’avais rien d’autre à faire, autant réessayé de communiquer avec le garçon.

- C’est quoi ton nom ?

-  Je te le donnerais si tu t’excuses !

- Pourquoi je m’excuserais ? C’est toi qui as commencé en insultant mon bonnet !

- Pourquoi tu apportes de l’importance à ce bonnet ? Ce qui a de l’importance, c’est le fric !

- Là il n’a pas tort le gamin !

- Moi ce qui m’intéresse c’est les valeurs de l’amitié et des sentiments ! Le fric il sert juste à vivre ! Quand tu en as plus, tes potes peuvent t’en donner, par contre, le contraire c’est impossible !

- Oh fortiche la gamine !

- Arrête de commenter et concentre-toi sur la route !

- Hum je vois que tu es douée en philosophie, ça t’intéresserait un duo ? Toi tu endors les gens avec un beau discourt pendant que moi je les détrousse

- Remet ton projet à plus tard, on en a d’autres pour elle !

- Les quels ?

Bien que Maxime ne puisse s’empêcher de commenter notre discussion qui était très animée, je sentais que Jean commençait à s’y intéresser un petit peu. Cependant, entre l’inconnu et moi c’était toujours aussi tendu, jusqu’à ce qu’il parle d’un projet, qui me semblait être assez crapuleux, mais je n’eus pas le temps d’y réfléchir, car Jean annonça avoir des plans pour moi. Avec l’inconnu, on avait posé la même question, on était trop synchro, ça au moins, je trouvais assez chouette, ce qui montrait qu’il y avait quand même un petit début d’affinité, vraiment léger, mais c’était déjà ça. Bien évidemment, Jean ne répondit pas, on avait sûrement pas à le savoir, ce qui me rendit folle de rage, j’avais envie de tout casser ! Déjà on m’enlevait, après on me parlait mal, puis on me traitait de monstre et enfin on me cachait des choses ! Tient au final, ils avaient peut-être pas eût une mauvaise idée en m’attachant.

- Marcus

- Quoi ?

- Bah tu m’as demandé mon nom avant, et bien je te réponds, je m’appelle Marcus

- C’est trop ridicule, je vais t’appeler Marc, comme ça, on te prendra moins pour un clown ! Moi c’est Emilie !

- Emilie comme Emilie Jolie ? On m’en a parlé. Bon on est quatre, j’ai un rôle pour chacun si vous voulez

- J’aime chanter, mais pas ce genre d’âneries !

- Pff t’es vraiment trop con Marc ! Tu crois vraiment que j’ai une tête à être une chanteuse d’opérette ? Si j’étais aussi célèbre, je ne me serais pas faite enlevée ! Dit tu ne voudrais pas me détacher ?

- Avec le plus grand des plaisirs !

Je commençais à devenir aussi excédée que Jean, pourquoi fallait-il toujours que les gens y pensent ? Non mais vraiment ! En plus il voulait qu’on chante une chanson de la comédie ! Quelle guigne ! Heureusement que Maxime était là pour intervenir, sinon je lui aurais dit ma façon de penser à cet avorton ! Cependant, il n’avait pas l’air si méchant que ça, car il avait l’air d’être content de me rendre service, service qu’il ne put pas accomplir, car Jean sorti un pistolet et tira juste à côté de nous, ce qui nous fit sursauter. Je crois que le message était clair, je n’avais pas le droit de pouvoir bouger comme je le désirais, ce qui m’intrigua de plus en plus, dommage que je ne puisse pas poser de questions, j’aurais bien aimé savoir ce qui allait m’attendre.

- Moi je n’ai pas le droit de vivre, je n’ai pas le droit de fuir. Moi je ne suis rien, je suis mon chemin, je n’ai peur de rien, pas même des gredins ! Je prendrais bien ta main, toi le bel ange rencontré par hasard à cause du destin.

- A moi ! Je pensais avoir vu un monstre, mais en faites, ce n’était pas un monstre, c’était un ange, lui et moi, on se ressemble

- Comment ça « Lui et moi ? »

- Bah ouais c’est ce que j’ai ressenti quand j’ai rencontré mon chat ! Malheureusement, j’ai dû le donner à ma sœur, vu mes activités du soir, je ne pouvais plus le garder  

- M’adresse plus jamais la parole !!!

Je ne sais pas pourquoi, j’avais commencé à chanter et Marc m’avait suivie, c’était magique, sauf au moment où il me dit que ces paroles n’étaient pas pour moi. Je ne sais pas pourquoi, je m’étais encore montrée très idiote en ayant chanté ce qui me passait par la tête et du fait qu’il me réponde, je me suis mise à penser que peut-être il y avait enfin quelque chose, même pas, il ne pensait qu’à son chat cet abruti fini ! Je m’énervais à nouveau et lui cria dessus. Jean m’avait regardé faire en souriant très faiblement, ce qui m’avait surprise, d’habitude, il était tout le temps grincheux, est-ce que c’était à cause de ma chanson ou de la chaleur que je sentais monter un petit peu suite à mon énervement. Marcus, quant à lui, était toujours choqué par le fait que je l’avais engueulé, il ne comprenait rien à rien le pauvre garçon et il préférait éviter de demander pour éviter de se faire à nouveau agresser, ce qui était tout à fait compréhensible. Cette fois-ci, plus personne ne disait rien, c’était le silence total jusqu’à ce qu’on se parqua dans un vieux parking aux allures délabrées. Un homme portant un grand manteau noir avec une capuche qui recouvrait son visage, semblait nous attendre avec une certaine impatience. Avant d’ouvrir la porte, Maxime nous adressa une dernière fois la parole

- Quoi qu’il arrive, ne dit rien gamin, quant à toi jeune fille, tu ne risques rien, alors si on agresse le petit n’hésite pas à t’exprimer.

Sur ces mots, Jean et Maxime sortirent. Ils ouvrirent la porte de derrière, Maxime me prit sur son épaule comme un sac de patate, tandis que Jean se contenta de faire signe à Marcus de le suivre, ce qu’il fit. Une fois tous hors du camion fleurit, la porte fût refermée, tout le monde s’en alla vers ce mystérieux homme. Une fois devant lui, Maxime me lâcha, pas très doucement, ce qui fit que j’atterris sur les fesses, ce qui m’arracha un petit cri de douleur, ce qui fit ricaner l’homme que je toisais avec un regard sombre.

- Ce n’est pas drôle ! Je ne suis pas un saucisson qu’on largue où l’on veut !

-Et pourtant, il est bien mignon le saucisson, j’en croquerais bien un bout

Dit-il en s’étant approché de moi pour caresser mon visage avec sa main droite qu’il avait baisée. Il avait la main froide, d’ailleurs elle avait l’air tellement squelettique que c’était à ce demandé s’il était vraiment un humain. Je ne pus m’empêcher de trembler de peur et de dégoût en entendant ce qu’il venait de dire avec une voix légèrement perverse qui signifiait très bien ce qu’il avait envie de faire et franchement, je n’avais pas trop envie de tester aucunes expériences avec ce type que je trouvais trop louche pour être honnête. L’homme se mit à me caresser le visage en ayant l’air d’aimer, ce que je n’appréciais pas du tout, alors je m’écartais en me laissant tomber sur le dos, puis je me retournai et tenta de me barrer du mieux que je le pouvais, ce qui amusa mes kidnappeurs et qui inquiéta Marc qui avait l’air aussi apeuré que moi. L’homme ne prit pas note de cet affront, il tendit sa main droite en la faisant bouger dans sa direction, ce qui était bizarre, c’était qu’à ce moment précis, je me senti tirée par une force psychique qui me ramena à lui dans la même position qu’avant, sauf que cette fois-ci, il posa ses mains sur mes épaules.

- Tututututut on ne s’enfuit pas c’est très malpoli de fausser compagnie aux gens !

- Et c’est aussi très malpoli de les retenir ! Lâchez-moi ! Vous n’avez pas le droit de me retenir contre mon gré !!!

- Oui bien évidemment ! Bon je vois qu’elle est en pleine forme, elle est un peu sauvage, pas très bien habillée et… Oh tient c’est quoi ? Je n’avais pas vu cela avant ! C’est quoi jeune lady ? Un catalyseur ? Un pompeur de chaleur ?

- Nan c’est un simple bonnet et interdiction d’y toucher c’est mon trésor !

- Un trésor dites-vous ? Tss c’est tellement laid ! Je vais faire en sorte qu’il soit un véritable trésor !

Encore une fois, je m’énervais pour rien, car l’homme se fichait bien de ce que je pouvais penser, un peu comme les autres personnes dans ce camion, qui eux, n’osaient décidément rien dire, ce qui m’énerva d’avantage. En plus, qu’est-ce qu’il avait à me traiter comme un animal en me tapotant la tête ? Qu’il la mette plus bas sa main que je puisse le montrer comment j’étais sauvage ! Quand il se mit à parler de mon bonnet, j’eus des yeux ronds en ayant l’air étonnée, je le fus encore plus lorsqu’il le prit et souffla dessus, ce qui le transforma en chaînette en or avec un pendentif en forme de flamme, je ne savais pas que la magie existait vraiment, moi j’avais toujours vécu sans et puis, j’avais toujours cru que c’était bidon, mais en faites, ce n’était pas le cas. Marcus eût l’air out autant choquée que moi, ce qui me rassurait au moins, il n’y avait pas que moi qui n’était pas au courant que la magie n’était pas que du trucage fait par des artistes. Il me le mit autour de mon cou en ayant l’air satisfait, puis remarqua enfin la présence de mon allié.

- Et lui ? Qui est-ce ?

- Et bien c’est…

- Mon frère !

- Votre frère ?

- J’y peux rien-moi si maman l’a adopté !

- J’ai connu cette femme, elle était si délicieuse, pourquoi ne m’aurait-elle jamais parlé de lui ?

- Bah parce que c’est un enfant trouvé tient ! On est pas souvent très fier quand on a fait une connerie en pensant repêcher un chien et qu’au final c’est un garçon, elle ne voulait pas que vous, vous moquiez d’elle en révélant son défaut.

A ce que j’avais compris, il fallait très vie que je trouve un compromis pour éviter qu’il ne se fasse tuer. Maxime tenta de se justifier, mais je ne sais pas pourquoi, je répondis du tac au tac à sa place, comme si je savais déjà la réponse à la question. L’homme n’eût pas l’air de me croire, mais bon au final, il eût l’air d’avoir avalé mes bobards, j’espérais ne pas avoir fait tout cela pour rien et qu’il me rendrait la pareille, après tout, de mon côté, on avait toujours vécu comme ça avec mes potes sdf, ce n’était pas parce que les autres ayant de l’argent et un problème que j’allais les laisser tomber, au contraire, car j’étais trop gentille, enfin c’était ce que j’étais en train de me dire dans ma tête. L’homme fini par rompre le silence en riant d’un rire glacial, puis fit apparaître une mallette remplie d’argents aux deux complices

- Tout travail mérite salaire, voilà le vôtre, je savais qu’encore une fois, je pouvais vous faire confiance. Quant à toi jeune homme, même sans pouvoirs tu peux rester, sur ce je vous souhaite le bonsoir messieurs !

Après l’avoir remercié, Maxime et Jean s’en allèrent au volant d’une voiture de sport, comme quoi, c’était pratique d’avoir un employeur qui était un manipulateur de magie, enfin c’est ce que je pensais pour leur cas, par contre pour le nôtre, je me disais que ça n’allait pas être la joie, de plus, je ne comprenais pas vraiment, d’après lui j’avais des pouvoirs, ce que j’ignorais jusqu’à présent. Etaient-ils puissants ? Cela expliquerait peut-être la raison pour laquelle il avait tant insisté pour m’avoir entre ses mains. Il utilisa à nouveau son pouvoir, puis nous fit disparaître tous les trois. Où est-ce qu’on allait atterrir ? Je me le demandais bien, d’ailleurs j’espérais arriver à l’endroit prévu en un seul morceau, car c’était la première fois que je me faisais téléporter, je ne savais donc pas ce qu’il fallait que je fasse, donc je laissais l’homme nous guider. Vivement qu’on arrive, que je sache enfin ce que je suis et ce qu’il me veut ![/color]

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MessageSujet: Re: Les larmes du Phénix   Sam 15 Nov 2014 - 17:56

Désolée de n'avoir pas réussi à tenirl le rythme, mais ne vous en faites pas, voici enfin la suite Pour éviter l'incohérence de narration, la fic est racontée par Emilie, puis par Marcus, car ne se situant pas aux mêmes endroits, il était difficile de faire narrer l'histoire que par Emilie =)

Chapitre 2
Cui-Cui  

Il faisait noir, si noir, puis tout d’un coup, je senti un souffle chaud sur mon cou. J’ouvris petit à petit les yeux. Qu’est-ce qui m’était arrivé ? Je m’étais évanouie ? Si c’était le cas, alors cela voulait dire que j’étais une petite nature, car je n’avais pas supporté le trajet. Même en ayant ouvert les yeux, il ne faisait pas plus jour, les ténèbres semblaient régner en maître dans cet endroit, heureusement que des lanternes multicolores et toutes plus jolies les unes que les autres, étaient présentes pour apporter un peu de luminosité et de chaleur. Comme une gamine, je levais la tête en ouvrant grands mes yeux, car j’étais émerveillée, c’était vraiment magique !

- C’est beau hein ?

Cette voix me fit sursauter et me fis revenir sur terre par la même occasion, ce qui me permit de réaliser que je ne portais plus des cordes à mes poignets, mais à présent des chaînes à mes poignets et à mes chevilles. Est-ce que c’était mieux que des cordages ? Peut-être, au moins, ils me sciaient moins ma chair et me permettaient de faire plus de mouvements. Cependant, ce que je me demandais, c’était pourquoi être enchainée à trois barres de fer fixées sur le sol ? N’étais-ce pas mieux de m’enfermer complètement dans une cage s’ils ne voulaient pas que je m’enfuies ? Là, au beau milieu de la pièce, j’avais l’air un peu ridicule, on aurait presque dit qu’on m’avait fait une mauvaise farce. Je remarquais par la même occasion que Marc n’était pas là, où était-il passé ? On l’avait emmené ailleurs ? Il fallait que je le sache, car il était la seule personne à qui me raccrocher dans cette galère pour que j’évite de sombrer et devenir aussi sombre que cet endroit. L’homme encapuchonné qui m’avait emmenée ici sorti de l’obscurité et s’avança vers moi.

- Enfin réveillée ?!

- Non je dors encore, ça ne se voit pas ? Il est où Marcus ?

- Marcus ? Ah ! Le jeune homme de out à l’heure !

- Ne faites pas l’étonné, vous savez très bien de qui je parle !

- Il n’est jamais bon de s’énerver ! Il est en train de se faire de nouveaux amis avec qui il
travaillera dans la joie et la bonne humeur au chantier, après tout, il y a tant à faire par ici, il ne s’ennuiera pas.


- Enfoiré !

Il voyait que ne pas savoir où était mon nouvel ami m’énervait et il faisait bien exprès de faire comme s’il ne savait pas de quoi je parlais, comme s’il voulait me tester, ce qui m’énerva d’avantage. Lorsqu’il me révéla ce qu’il avait fait du beau Marcus, mon sang ne fit qu’un tour. Tout en l’insultant, je tentais de le frapper, mais je ne le pus pas, car mon poing se retrouva assommé contre les trois barreaux qui se courraient après, ce qui me fit lâcher un petit cri de douleur et de surprise, je comprenais mieux maintenant pourquoi il avait placé ces trois barres e m’y avait attachée, ainsi il ne risquait pas grand-chose. Attends un peu mon gaillard, tu verras quand je serais libre ! En tout cas, c’était ce que je pensais en lui lançant un regard noir.  

- Est-ce que ce regard si noir est pour moi ? Je ne pense pas l’avoir mérité, je vous ai sauvée de la rue !

- Vous m’avez privée de mes amis et je devrais vous être reconnaissante ? Vous ne vous payez pas un peu ma tête par hasard ?

- Aucunement jeune lady ! Des sans-abris ne sont pas des gens très recommandables, c’est ce
que disais souvent votre mère.


- Arrêtez de parler de ma mère !

- Et de quoi voulez-vous que je vous parle ?

- De vous peut-être

- Ah très bien ! En faites tout a commencé un dix avril…

- Non ! Non ! Non ! Je m’en fou de votre date de naissance !

Ce gars était des plus insupportables et le problème était qu’il prenait un malin plaisir à se moquer de moi où à parler de sujet sensible qu’il ne connaissait pas. En faites, cela m’étonnait qu’il connaisse ma mère, car si cela avait été le cas, il serait venu nous aider lorsque le jour le plus dramatique de ma vie m’est tombé dessus. Et oui qu’est-ce que vous croyez ? Que j’étais à la rue parce que j’avais plus un sous ? Et bien ce n’était pas le cas, j’étais à la rue, car ma maison avait brûlé.

- Pourtant c’est très important une date d’anniversaire !

- Oui pour vos amis, votre famille, mais vu que vous n’êtes ni l’un ni l’autre je m’en fou ! Dites-moi juste votre nom et si vous êtes un allié ou un ennemi, ça sera déjà pas mal puisque vous ne voulez rien dire à votre sujet !

- Appelez-moi Dark Skull, c’est comme ça que tout le monde m’appelle et en ce qui concerne mon camp, c’est à vous de juger ce qui vous semble le plus juste.

- Vous m’avez faite enlevée, donc vous êtes un méchant !

- C’est un point de vue qui se tient. Pour ma part, il faudrait aussi que vous me parliez un peu de vous, moi aussi j’ai très envie de vous connaître un peu mieux !

Il n’avait pas tort, après tout, c’était très important les dates d’anniversaires, il ne fallait pas les oublier. Pour ma part, je ne me souviens jamais des dates de tous mes amis, alors je les notes sur un petit calepin, sinon je serais obligée de le leur souhaiter tous les jours pour être sûre de n’oublier personne, mais à force, ils me trouveraient sûrement soulante, donc au final, mon idée n’était pas si mauvaise. Je voulais tout de même savoir qui il était et il me répondit enfin ! Waouh qu’elle chance j’avais ! Bon c’était assez flou comme informations, mais au moins, je savais comment l’appeler. Au fil de la discussion, il me fit comprendre que lui aussi voulait me connaître. Bien ! Qu’il me pose des questions  j’y répondrais ! Il claqua des doigts et un cahier apparu, déjà ouvert, avec une plume qui flottait dans les airs, à mon avis, il était vraiment calé en matière de magie, ce qui m’impressionnait et m’impressionnerait sûrement toujours, même si j’apprenais à m’en servir.

- Moi aussi j’ai besoin de savoir les banalités ! Nom, prénom, âge, groupe sanguin, sexualité, lieu de domicile, famille, numéro de téléphone allergies, centre d’intérêts, les hobbies et etc.

- Vous êtes gonflé de me poser toutes ces questions alors que vous ne voulez même pas me dire votre nom ! Bon puisqu’il le faut vraiment… Bonjours mesdames et messieurs, aujourd’hui, nous accueillons dans notre réunion des alcooliques anonymes un nouveau membre…

- Abrégez !

- Pff vous n’êtes pas drôle ! J’m’appelle Shym’s Emilie, 17 ans, je suis orpheline depuis que mes parents ont été enlevés peu de temps avant un incendie, j’ai pas de téléphone et je suis du groupe 0 négatif.

- Quoi ? O négatif ?! Il est très recherché, car il est universel, mais si vous devez faire une transfusion, vous serez bien embêtée puisqu’il faut quelqu’un de votre groupe.

- Oui, je sais, merci pour cette information inutile ! J’aime les mecs ! D’ailleurs pourquoi demander ma sexualité ?

- Ca fait partie du questionnaire !

- M’ouais c’est une excuse parmi tant d’autres ! Je vivais dans une poubelle, maintenant j’ai changé d’appart, je viens de trouver un petit appart, il a une vue imprenable sur le plafond, par contre, je n’ai pas encore eût le temps de monter les meubles…

- Vous en faites pas, je suis un artiste, je vais vous faire quelque chose de chouette pour que vous, vous sentiez comme à la maison !

- Inutile de me mettre des effluves d’ordres et des veilles épluchures d’oranges, je veux quelque chose qui ressemble à une VRAI chambre !

- C’est que madame est difficile en plus ?

- Je ne suis pas difficile, je sais ce que je veux, c’est différent et puisque je risque d’être coincée ici un long moment, autant que le coin me plaise !

Je m’attendais à ce qu’il me pose des questions, mais je ne pensais pas qu’ils m’en poseraient autant ! Puisque je n’avais rien à faire d’autre, je jouais le jeu et y répondis. Toutefois, je tentais de faire un peu d’humour, mais vu que ça ne plut pas, je lui répondis franchement, enfin pas totalement, car je me permis de me moquer de lui en lui faisant comprendre que sa petite remarque sur mon sang était une information déjà acquise. Tout de même, je ne pensais pas qu’il serait autant étonné, j’ai cru qu’il allait tomber à la renverse ! Se rendant compte que la conversation était longue, il fit apparaître une chaise et s’assit dessus, tandis que moi, je restais toujours debout derrière mes trois barres de fer. Il fût aussi très surpris lorsque je lui demandais pourquoi il voulait savoir ma sexualité, pourtant, on me voyant, il pouvait bien se rendre compte que j’avais une tête à aimer les garçons ! Quoi qu’il en soit, je repris ma discussion où je l’avais laissée, tout en me rendant compte qu’il n’avait pas été surprit lorsque je lui avais parlé de mes parents, j’étais vraiment en train de me demander s’il n’y avait pas eût une manigance entre eux pour qu’il ait l’air de si bien la connaître. En échangeant quelques mots avec ce dernier, je me rendis compte qu’il avait très bien comprit ma petite dose d’humour au sujet de ma nouvelle demeure, car je le surpris à avoir un sourire au coin de ses lèvres. Moi aussi j’avais très vite comprit en me rendant compté que j’allais passer plus qu’une nuit aussi, vu comme c’était parti, j’avais bien l’impression de passer une année en sa compagnie, même plus s’il le désirait.

- Il me faudra un lit, un bureau, un dressing, une armoire, une bibliothèque et aussi quelques vêtements, parce qu’un dressing vide c’est triste ! Triste tout autant que cette pièce ! Il faudra en plus changer les murs pour les rendre plus flamboyants, et puis peut-être accessoirement enlever les barres et les chaînes, comme ça, ça sera parfait !

- Mais bien sûr ! Et puis je suppose que vous voulez aussi des livres dans votre bibliothèque ?

- Bien évidemment ! Et peut-être même une tv, ça pourrait être super chouette !

- Bon il ne faut pas non plus trop pousser ! J’ai tout noté, il faudrait peut-être passer à la suite de mon questionnaire !

- Je suis allergique aux hommes encapuchonnés, vous feriez mieux de la retirer !

- Je note donc que vous n’en avez pas et c’est mort pour que je vous montre mon visage !

- Pourquoi ? Il est si moche que ça ?

- C’est mon secret et vous n’êtes pas obligé de le connaître !

- Si parce qu’en ce moment vous êtes mon centre d’intérêt ! Mon hobbies c’est de harceler mon kidnappeur jusqu’à ce qu’il craque et me dise tout !

- Petite sotte !

Je voulais tout savoir de lui et lui, voulait tout savoir de moi, sauf que l’ennui était qu’il ne voulait rien dire, donc du coup, moi ça ne me donnait pas envie de lui donner des informations sérieuses. A mon avis, Dark devait avoir un problème au visage ou au corps pour qu’il ne veuille pas le montrer, d’ailleurs, il avait été très catégorique là-dessus, je ne pourrais sûrement pas lui faire changer d’avis. Il n’avait pas l’air d’aimer que je lui raconte n’importe quoi, du coup, il s’énerva un petit peu, en faites, il avait juste haussé le ton de sa voix, rien de bien méchant, après tout s’il voulait que personne me frappe, lui aussi ne devait pas le faire, donc du coup, je ne risquais pas grand-chose. En attendant qu’il se soit calmé, je me mis à penser à cette chambre que je désirais posséder, puisque je ne pouvais pas sortir d’ici autant avoir une chambre confortable, peut-être même qu’avec un peu de chance j’aurais la télévision, bien que je n’y croyais pas trop, parce qu’à voir la moue qu’il avait faite quand je lui en avait touché un mot, me faisait bien comprendre qu’il n’était pas chaud pour en mettre une dans ma future chambre. Lorsqu’il se fût enfin calmé, il se leva de la chaise en faisant signe à ses affaires de se poser dessus.

- Bon puisque vous voulez absolument tout savoir, je vais vous dire pourquoi personne n’a le droit de vous frapper et la raison pour laquelle vous êtes ici, comme ça, peut-être serez-vous un peu plus coopérative.

- Ouais chouette c’est une bonne idée !

Moi j’étais contente qu’il me dise enfin ce que je voulais tant savoir. Cependant, je me demandais pourquoi il avait l’air si gêné et si hésitant à me dire la vérité. Alors que je le scrutais avec un regard fixe, je sentais mon cœur battre de plus en plus vite, comme si j’avais peur de ce qu’il allait me dire. Au bout d’un moment, le suspense s’arrêta et il prit enfin la parole.

- Vous êtes un phénix

- Comme c’est poétique ! Je n’attendais pas autant de compliments de votre part !

- Ce n’était pas un compliment…

- Vous, vous payez encore ma tête hein c’est ça ?

- Pas du tout ! Vous êtes un phénix !

- Quoi ? Moi ? Un phénix ! Je ne sais pas renaître de mes cendres, je ne sais pas voler et encore mieux ! Je ne suis pas un piaf légendaire !!!

- Et pourtant c’est la vérité ! On ne voulait pas abimer le rare exemplaire que nous avons enfin trouvé ! Quoi que, on ne s’attendait pas vraiment à vous trouver dans un endroit aussi sale !

- Vous mentez ! Si j’en suis un, prouvez-le-moi !

- Ne vous énervez pas, c’est la stricte vérité ! Vous avez des plumes aux oreilles !

- Ce sont mes boucles d’oreilles qui ont des plumes, pas mes oreilles ! Crétin !

- Touchez vos oreilles, comme ça, vous comprendrez enfin que je ne suis ni un menteur, ni un crétin !

Je n’y croyais pas, pour moi, toute cette histoire n’était qu’une farce ou bien un terrible mensonge qu’il me disait pour que je ne pose plus de questions et pourtant, il avait l’air si sérieux. Je ne pouvais m’empêcher de m’énerver contre lui, je ne voulais pas y croire, je niais l’évidence que ces propos soient véridiques et pourtant, je senti, en levant ma main jusqu’à mon oreille droite qu’il disait vrai. Je sentais sous mes doigts des plumes ! Des plumes ! Oui mesdames et messieurs, c’était véritablement des plumes et c’était horrible de se rendre compte que sur ce coup, il avait eût entièrement raison. N’arrivant toujours pas à y croire, je m’arrachais une plume, ce qui me fit mal, ce n’était pas une illusion, elles étaient bien réelles. Je la plaçais ensuite devant mes yeux, puis je m’agenouillai et plaça mes mains devant mes yeux pour pleurer, Marcus avait raison, j’étais véritablement un monstre ! L’homme prit la même posture que moi et pleura aussi, mais pas pour la même raison.

- C’est merveilleux ! C’est le plus beau jour de ma vie !

- Pour moi, c’est le plus sombre !

Il se releva en ayant l’air étonné, ne comprenant pas pourquoi j’étais aussi triste, pour lui, être un phénix semblait être la meilleure chose qui puisse arriver à quelqu’un, ce que je ne trouvais absolument pas. J’allais mourir et renaître de mes cendres indéfiniment et à force, je perdrais tous les êtres qui me seraient chers, car eux, finiraient par mourir de vieillesse, ce que je trouvais affreux ! Je ne voulais pas de ce pouvoir ! Je voulais continuer à être une fille à peu près normale ! Je l’entendis se relever, je pouvais même sentir ses yeux se poser sur moi, mais à l’heure actuelle des choses, je m’en foutais qu’il me dévisage de la sorte.

- Il y a pourtant un temps où les dieux avaient décidés qu’un seul phénix était stupide, alors ils firent en sorte qu’il y en ait d’autres pour servir de gardiens protecteurs, mais malheureusement,  ils ont presque tous disparus en même temps que la magie et les autres créatures. Par chance, il en reste encore un ou deux, mais ils se cachent en se fondant parmi les humains en se faisant passer pour eux grâce aux dieux qui leur ont transmis ce don, c’est plutôt ingénieux de leur part, vous ne trouvez pas ?

- Je m’en fou je ne veux pas en être un !

- Si les dieux vous ont permis d’en devenir un, ce n’est pas pour rien ! Bientôt, vous, vous rendrez compte que ce pouvoir est magnifique et vous ne voudrez plus vous en passer ! Je vous laisse vous reposer un peu, je reviens plus tard

Pour être honnête avec vous, je me fichais éperdument de l’histoire des phénix, des dieux, des créatures et de la magie, moi tout ce que je voulais, c’était redevenir comme avant. Se rendant compte qu’il perdait son temps, Dark Skull prit ses affaires, fit disparaître la chaise, puis tourna les talons et s’en alla en me laissant seule avec ma tristesse.

Pendant ce temps, du côté de Marcus.

Peut-être que la petite princesse était bien traitée, mais en ce qui me concernait, ce n’était pas du tout mon cas ! On m’avait jeté dans une cellule, puis on m’avait mis un bracelet doré autours de la cheville, gauche, puis on m’avait envoyé sur le chantier aider à la construction d’un drôle d’édifice. Pourquoi construire un autel aussi grand pour y donner des offrandes aux dieux ? A mon avis, si le type était assez fou pour recruter de nouveaux esclaves, il n’était pas étonnant qu’il veuille quelque chose d’aussi étrange. Puisque j’étais nouveau, le surveillant avait été assez sympa, car il m’avait donné quelque chose de facile à faire, selon lui et il avait peut-être raison, car les autres avaient été engagés pour faire des travaux bien plus pénibles. Tout de même, quel boulot ingrat ! Et dire que toute ma vie j’avais réussi à échapper à la police pour éviter la prison ou les travaux forcés, aujourd’hui j’avais la totale ! Je pris une brique et j’allais la mettre à sa place, lorsque soudain j’entendis un gros « boum » et senti la terre trembler comme s’il y avait eût un séisme. Au loin, j’aperçu un homme à terre. Ne sachant pas ce qu’il c’était passé, je balançais ma brique, qui atterrit sur le pied d’un autre prisonnier.

- Désolé, pas fait exprès !

Déclarais-je en courant le plus vite que je pouvais en direction de l’homme. Je dois avouer qu’en tant que voleur, j’étais normalement quelqu’un qui ne pensait qu’à lui lorsque j’étais seul, mais lorsque je participais à une activité de groupe et que je n’étais pas obliger de voler, je pouvais être très solidaire et soucieux des autres. Lorsque j’arrivais enfin devant l’homme, je pu me rendre compte qu’il s’agissait d’un géant qui devait faire au moins dans les quatre mètres de haut. Wow j’avais vu une fois un géant dans ma vie, mais je dois avouer que même si je savais à quoi cela ressemblait, je ne pouvais m’empêcher d’être impressionné et fasciné.

- Hey ça va monsieur ?

- ça irait mieux si je n’étais pas exploité à longueur de journée ! Tu as vu le terrain ? Il fait au moins cent kilomètres en longueur et en hauteur, de plus, on doit travailler sans presque se reposer et il faut creuser, tirer, pousser, assembler… tant de choses à faire et qui doit se coltiner les travaux les plus durs ? Moi ! Je suis éreinté ! Oh, mais dit-moi, tu es nouveau toi !

- Ouais, je me suis fait engager récemment pour un petit boulot dans l’entreprise de construction ! S’ils sont si monstrueux que vous le dites, pourquoi ne vous enfuyez pas ?

- On ne peut pas crétin sinon on l’aurait déjà fait ! Je sais que tu es fatigué, je le suis aussi, mais s’il te plait Ryô relève-toi sinon on va avoir des ennuis

- Je sais, désolé ma petite fleur !

- Wow t’es une sacrée nana pour ne pas avoir peur d’un géant ! Pourquoi on ne peut pas se tirer d’ici ?

- Je ne vois pas ce qu’il y a d’impressionnant à être amie avec un géant et ne pas en avoir peur. On ne peut pas s’enfuir à cause de ces bracelets qui entravent nos pouvoirs.

- Pour y arriver, il faudrait détruire la télécommande que possède le gardien, ce qui détruiraient le système de sécurité et nous permettrait de nous échapper, ainsi que de retrouver nos pouvoirs, car sans le système, les bracelets ne fonctionnent plus et se détachent d’eux même, ce qui n’est pas possible en temps normal, mais nous sommes tous si fatigués que nous ne pouvons le faire nous-même !

- Comment vous savez tout cela ?

- Parce que l’un de nos camarade a essayé, mais le résultat est qu’il s’est fait attraper et il en est mort.

- Wow la vache ils ne rigolent pas ici ! En faites, ça va servir à quoi cet autel ?

- C’est un autel construit pour les sacrifices, mais nous ne savons pas qui va se faire sacrifier, ni quand ! En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas nous, ils nous trouvent tellement insignifiants qu’ils ne prennent même pas la peine de nous tuer, sauf quand on tente de se rebeller, je pense que tu dois avoir compris qu’ici, on aime pas les créatures magiques !

- Qu’est-ce que vous faites ? Retourner travailler bande de tire-au-flanc !!!

En faites, pour tout vous dire, je les trouvais bien plus sympathique que je ne le pensais, même si je m’étais fait traité de crétin par une jolie jeune fille. Elle avait des longs cheveux bleus azures, des yeux verts et une très jolie paire de… enfin vous comprenez qu’en étant un homme, ce genre de détail ne passait pas inaperçu, surtout lorsqu’ils n’étaient pas petits… Enfin bref, la demoiselle portait un chemisier, qui à l’origine devait être blanc, car à force d’être salit il commençait à devenir gris ainsi qu’une jolie jupe de couleur bleu foncée et comme soulier, elle ne portait que des ballerines, la pauvre, elle devait avoir terriblement mal aux pieds à force de travailler ici. Quant au géant, il avait des cheveux bruns pas du tout coiffés, des yeux de la même couleur qui étaient cachés par une paire de lunette dont la monture était noirs, et oui, même les géants pouvaient avoir des problèmes oculaires !

Il portait un costard avec une cravate, le pauvre, il avait sûrement dû être attrapé juste après ou avant un évènement important, même si à présent le costume semblait être déchiré à plusieurs endroits, il faudrait tout de même que je lui demande un jour d’où lui était venue l’idée de porter un pareil vêtement ! Tout en discutant, je l’avais vu se coucher sur le ventre pour pouvoir bien nous regarder, tout en ayant sa tête sur les paumes de ses mains dont les coudes étaient posés sur le sol pour pouvoir encore mieux nous voir. En discutant avec eux, j’avais appris qu’on ne pouvait pas s’enfuir d’ici, à moins d’agresser le gardien, ce que j’essayerais de faire dès que j’en aurais l’occasion.

J’avais aussi appris qu’on allait sacrifier quelqu’un ! Qui ? Je n’en savais rien, tout ce que j’espérais, c’était que ce n’était pas la jeune fille qui m’avait fait me retrouver dans cette galère, car bien qu’elle n’était pas ma sœur comme elle l’avait fait croire, elle avait tout de même tenté de me protégé et ça, je ne l’oublierais pas, c’était donc pour cette raison que ça m’embêterait qu’on la tue. Le gardien fini par remarquer qu’on ne travaillait plus et vint nous remettre à l’ordre. Sa tenue ressemblait à celle qu’avait les gardiens de zoo avec la casquette en plus, ce qui n’était pas très gentil pour nous, car cela me donnait l’impression d’être une vulgaire bête dont on avait trouvé une occupation pour ne pas le laisser inactif. Le gardien n’avait pas l’air content, alors tous ceux et celles qui étaient venus pour regarder étaient repartir bosser pour ne pas se faire punir, il ne restait donc plus que nous trois.

- Ils ne veulent plus travailler parce qu’ils sont fatigués et ils ont raison !

- Alors comme ça on est nouveau et on crée déjà une émeute ? Je vais t’apprendre moi à te rebeller !

- Ne lui faites pas de mal, c’est de ma faute s’ils ont arrêté de travailler !

- Très bien, alors c’est toi que je vais punir !

La jeune fille avait pris notre défense sans que le géant ne puisse dire ou faire quoi que ce soit pour intervenir, tout ce qu’il put faire, c’était s’agenouiller pour être à nôtre hauteur en regardant d’un air triste son amie se prendre des coups de fouets dans le dos. C’était horrible à voir ! Pourquoi est-ce qu’elle s’était proposée alors qu’on était prêt tous les deux à dire la vérité ou à mentir pour qu’elle n’ait rien ? Décidément, cette nana me plaisait beaucoup ! Elle était courageuse et avait le sens du devoir, il ne manquait plus qu’un brin de kleptomanie pour que je sois envouté par ses charmes ! A force de la voir se faire battre, j’en eus marre.

- ça suffit ! Arrêtez de la frapper !!!

- Quoi ? Il se transforme ? Me serais-je trompé ? Impossible !

- Les noirs annulent les pouvoirs et empêchent la fuite, les dorés empêchent seulement la fuite, c’est ce que vous mettez aux créatures qui ne sont pas dangereuses, du coup, leurs pouvoirs ne sont pas bloqués, mais ils ne peuvent pas prendre la fuite, et à lui, qu’est-ce que vous avez mis ?
Un bracelet doré !


- La ferme !

Le gardien flippait tandis que la jeune fille expliquait sa théorie en ayant une mine réjouie, tandis que le géant avait un petit sourire aux lèvres, l’air pas très rassuré, car il se demandait comment allait se terminer cet affrontement. Moi, pendant ce temps, je me fichais bien de ce qu’ils pouvaient penser ou dire, car maintenant que ma transformation avait débuté, je ne pouvais plus l’arrêter. Tout ce que j’espérais, était que cet homme était aussi fort qu’ils le disaient, sinon, il serait préférable pour lui qu’il court vite, très vite pour que je ne puisse jamais le rattraper.

***

Emilie : Que ce passera-t-il dans le prochain chapitre ? Que sera la transformation de Marcus ? Quel mystère plane autours de Dark Skull et de ma mère ? Qui va--ton sacrifier et surtout, Est-ce que les prisonniers arriveront-ils à s'enfuir ? Vous le saurez peut-être dans le chapitre 3 !
Marcus : Waouh super intrigue ! En tout cas, merci Emilie, c'est sympa de m'avoir laissé narré ma partie !
Emilie : De rien !
Marcus : J'espère que ça aura plût aux lecteurs, je dois avouer que ce n'est pas simple, j'aime mieux quand c'est toi qui narre.
Emilie : Parce que tu crois que je vais narrer ma partie plus la tienne ? Attends tu crois pas que tu peux aussi faire quelque chose ?
Marcus : Oui, comme attendre la suite de l'épisode !
*Ce fait frapper par Emilie*

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MessageSujet: Re: Les larmes du Phénix   Ven 19 Fév 2016 - 23:39

Une petite réédition du chapitre 3 en attendant le chapitre 4 qui va bientôt être posté =)

Chapitre 3
Pauvre loup


La colère, c’était elle qui animait mon corps tandis que je me transformais devant les yeux éblouis de mes deux nouveaux amis tandis que le gardiens avait honte, mais aussi des sueurs froides, car il ne s’attendait pas à ce que je sois beaucoup plus dangereux qu’il n’y paraissait. Tout de même, quel idiot, ce tromper de bracelet, cette erreur allait lui être fatale ! C’était assez ignoble à voir, car ils pouvaient entendre le bruit de mes os qui s’agrandissaient et se transformaient pour faire de moi un hybride, un loup-garou sans rayons de pleine lune pour me faire apparaître, ce qui était bien pratique, car je savais comment me contrôler et surtout comment faire apparaître ma véritable personnalité lorsque tout le monde ne s’y attendait pas. Lorsque ma transformation fût terminée, ils purent voir que j’avais gagné des centimètres en plus, que tout mon corps était beaucoup plus musclé qu’avant et qu’à présent il était recouvert de pleins de poils, mais le meilleur de ma transformation restait le fait que j’avais obtenu des oreilles et une queue de loup, mais aussi, que mes habits avaient grandis en même temps que moi, ce qui était très pratique.

- Tu vas payer pour ce que tu as fait à la jeune fille !

Sans attendre une quelconque réponse de sa part, je me jetais sur lui, toutes griffes dehors. Une fois son corps entre mes mains, je me mis à le lacérer à différents endroits, essayant par la même occasion de lui prendre sa télécommande. Il appuya sur un bouton de sa montre tandis qu’il tentait de me repousser, ce que je ne compris pas, ce qui n’était pas le cas du géant et de la fille, qui devinrent blancs comme des linges, à mon avis, après le regard furtif que je leur avais lancé, cela ne présageait rien de bon, mais tant pis, autant continuer, et puis, pour être honnête avec vous, cela me faisait du bien de me défouler ! Avec le recul, je me mis même à penser que j’aurais pu tenter de sauver Emilie au lieu de la regarder comme un abruti lorsqu’elle s’était mise à discuter avec ce type, mais bon, quand on est bête, on l’est toute notre vie, ce qui fait que je ne mourais jamais ingénieur, ce n’est pas grave, ma vie me convient aisément, d’ailleurs j’espère qu’après les avoir aidé, je pourrais récupérer le monstre et mon sac.

- Couché sale sac-à-puce !

Cet ordre donné d’un ton très sec fût accompagné d’une boule de feu qui me fit lâcher prise et me fis rouler sur le côté. Aie, le feu ça fait mal, elle devait sûrement le savoir, alors pourquoi s’en était-elle servit contre moi ? Pour me faire lâcher prise ? C’était réussi ! Je me remis sur mes deux pieds, puis me tournai vers cette voix féminine, ce qui permit de voir une jeune femme aux longs cheveux noirs et aux yeux rouges. A mon avis, elle devait faire dans les 1m78, ce qui était plutôt grand pour une demoiselle ! Elle avait quel âge ? On aurait dit la vingtaine, mais peut-être que je me trompais, après tout, j’avais toujours été nul pour donner un âge exact à une personne que je ne connaissais pas. Elle portait un pull fin à longues manches légèrement retroussées de couleur prune tandis que le col, lui aussi retroussé d’un tour était de couleur gris très clair. Elle portait un foulard rouge autour du cou, tient on dirait bien que les foulards sont à la mode ! J’en avais déjà vu un autour de celui de ma fausse sœur, sauf que le nœud était de côté, pas comme celui de la jeune femme qui était bien en face, couvrant ainsi une partie de sa poitrine déjà cachée par son haut. Le bas, quant à lui, était recouvert d’une jupe brune à carreaux, dont les motifs n’étaient pas trop marqués, à la voir habillée ainsi, on aurait dit qu’elle portait un uniforme scolaire, et pourtant, vu la casquette de gardienne qu’elle portait aussi sur la tête, on pouvait très bien se rendre compte qu’elle n’était pas là pour assister à un cours.

- Oh non il l’a appelée ! S’il est aussi redoutable, c’est en partie grâce à elle

- Si tu as réussi à te transformer et à cacher ta véritable personnalité, tu devrais être capable de lui faire tes excuses

- Taisez- vous les deux affreux et retourner travailler ! Kira ma petite chouchoute comme je suis content de te voir !

- Qui dois-je tuer père ? Le trio ?

- Laisse-les, ils n’ont rien fait de mal ! Et puis, tu es qui et quoi ? C’est pas juste que toi tu puisses utiliser tes pouvoirs !

- La ferme immonde créature ! Ma fille adoptive m’aide à calmer les fortes têtes. Fait-en ce que tu en veux ma belle, s’il est encore vivant après ton passage, nous l’apporteront à maître Noctis pour qu’il nous dise quoi en faire. Vous deux, retourner travailler !

Je n’avais pas du tout eût les réponses que j’attendais, mais ce qui était sûr, était que ce combat pour la liberté était désormais entre elle et moi, qui sait, peut-être qu’en la battant je pourrais tenter de la rallier à notre cause pour qu’elle nous aide à nous enfuir, ce qui serait sûrement très complexe, vu qu’elle avait l’air d’avoir déjà fait son choix. En me mettant en position de défense, je pus voir le gardien ramasser son fouet et la télécommande qui étaient tombés par terre. Je le vis ranger sa télécommande, mais également se servir de son fouet pour abuser à nouveau de son autorité sur mes deux amis qui furent obligé de partir en me lançant un discret « bonne chance », ce qui me toucha et me donna encore plus l’envie de mettre hors d’état de nuire cette méchante utilisatrice de feu.

- Comment tu t’appelles ?

- Pourquoi tu veux savoir mon nom ?

- Pour savoir quoi écrire sur ta tombe ! Alors ?

- Qui te dit que je vais mourir ? Les loups sont solides, qui me dit que ce n’est pas toi qui va mourir en premier ?

- C’est impossible ! Bon arrête de jouer au crétin et dit-le moi !

- Ok, très bien, je m’appelle Marcus Circus

Elle commençait à perdre patience. Non, mais pour qui elle se prend celle-là avec son air supérieur en m’affirmant qu’elle ne risquait rien ? Bien sûr, elle était fille adoptive de gardien, mais cela ne la sauverait pas de la mort, gonflé à bloc comme je l’étais, elle allait sûrement y passer si je ne me faisais pas bombarder de boules de feu, ce qui serait plutôt bien, car j’avais beau être un coriace, je n’étais pas invincible. Je fini tout de même par le lui donner, après tout, mieux valait qu’elle sache, comme ça, j’aurais la paix. En entendant mon nom, elle se mit à rire, elle en rit tellement que j’ai cru qu’elle allait en mourir, ce qui aurait été plus simple pour moi, car comme ça elle aurait eût son compte sans trop de difficultés, mais non, madame n’avait pas envie de mourir, car son fou-rire fini par s’arrêter, à mon grand malheur. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais c’est très vexant lorsqu’on se moque de son nom et je ne faisais pas exception à la règle.

- Bon t’es calmée, on peut se battre ?

- Oui ! Tout de même… tu es sûr que ce n’est pas une plaisanterie pour détourner mon attention ?

- Oui et non !

En clamant haut et fort ma dernière phrase, je me jetais sur elle, me voyant arriver, elle recula en me donnant un coup de pied, ce qui lui fit tout de même se prendre un coup de griffe. Ayant mal tous les deux, nous étions quittes. Elle m’envoya par la suite une boule de feu, que j’esquivais en faisant une roulade sur le sol. Lorsque je me relevais, elle m’envoya à nouveau une boule de feu, ce qui me fit faire un saut sur le côté en lui lacérant, au passage, la jambe. Elle créa une roue de feu qu’elle m’envoyait en pleine face, heureusement, j’eus juste le temps pour me retourner, ce qui fit que je ne fût brûlé que sur le côté droite. Sans faire de mauvais jeux de mots, ça fait un mal de chien ou de loup si vous préférez, mais le fait est que de se faire brûler ne fait pas du tout du bien, d’ailleurs elle semblait l’avoir compris, car elle avait affiché un petit rictus en m’entendant émettre un cri de douleur qui ressemblait au hurlement d’un loup blessé.

- Tu es pathétique ! Tu es le loup ou le petit chaperon rouge ? Surpasse-toi mauviette !

Ça, il ne fallait pas me le dire deux fois ! Je me relevais, certes avec un peu de difficultés, mais me relevais quand même, puis me jeta à nouveau sur elle. La demoiselle fût si surprise qu’elle n’eût pas le temps de me repousser. Je la fis tomber par terre, puis me mis à la lacérer de part en part, tout en lui donnant, au passage, des coups de poings bien mérités. Elle finit par réussir à se dégager, puis à me donner un puissant coup de poing qui m’expulsa vingt mètres plus loin. Wow la vache elle se dopait pour être aussi forte ? Je ne comprenais pas, c’était la première fois que je rencontrais une nana avec une telle force ! Au moins, elle n’était pas gardienne pour rien. Je me relevais une fois de plus, mais je ne fus pas longtemps debout, car à peine sur mes deux pieds, je la vis me donner un coup de poing enflammé au niveau du torse. En tombant à genoux, j’eus le souffle coupé et eût l’impression que mes organes venaient de se faire carboniser, par chance, ce n’était pas le cas, car je pouvais encore bouger, ce qui me valut un petit sourire satisfait de sa part.

- Brave toutou, maintenant je vais t’apprendre à faire le beau !

- ça jamais !

- Dans ce cas, je vais t’apprendre à mourir !

En me disant ces mots, elle avait l’air très sérieuse. Alors que je venais tout juste de me remettre de sa précédente attaque, elle fit apparaitre des longues et résistantes griffes, puis se servit de celles de sa main droite pour me les planter dans le ventre pour me soulever. Elle me secoua un peu, puis me jeta plus loin. J’avais mal partout, mais en particulier à mon ventre d’où du sang commençait à s’en écouler. Comme ses griffes n’étaient pas en argents, je n’en mourrais pas. Toutefois, j’étais en train de me demander à qui j’avais véritablement à faire, car on ne sort pas des griffes de nulle part sans être une créature ! Quelle était sa race ? Je ne pouvais pas me pencher sur la question, car elle revint à l’attaque avec l’une de ses fameuses boules de feu que je réussi tout juste à esquiver. En me relevant, je pus constater avec étonnement que mes lacérations de tout à l’heure n’avaient été utiles que pour déchirer ses habits.

- Qu’est-ce que tu es ! Ta peau est à peine éraflée !!!

- Si je te le disais, tu aurais peur mon loulou

Elle tenta à nouveau de m’attaquer, mais cette fois-ci, je fus plus rapide, je me lançais sur elle et lui mordit sauvagement le bras, avant de le lâcher très vite en ayant manqué de me casser une dent et pourtant, les crocs de loups étaient taillés pour la chasse, ils étaient résistants, pas assez pour lui mordre son bras jusqu’au sang, voir même lui broyer les os, ce qui était assez déroutant. La dernière fois où j’avais faillis perdre une dent, c’était lorsque j’avais tenté de mordre le bras d’un cyborg qui travaillait dans la police. Je l’avais menacé de divulguer son secret à tout le monde et en échange de mon silence, il m’avait laissé filer. Voyant mon incompréhension, la demoiselle profita de ce manque d’inattention. Elle pouvait en terminer très rapidement avec moi en me tuant très facilement, mais puisque j’avais résisté, elle ne fit que m’assommer en me donnant un violent coup de poing à la tête, mais en même temps pas trop fort pour éviter de me tuer. Ne m’y attendant pas, je me fis avoir comme un débutant. Mon corps s’écroula de tout son long par terre, puis redevint comme avant, sans poils, ni attributs canins, j’étais redevenu un humain tout ce qu’il y avait de plus ordinaire.

Pendant ce temps, du côté de Dark Skull

Je déambulais dans les couloirs en ne pouvant m’empêcher de repenser à la discussion que j’avais eue précédemment avec la jeune fille, qui m’avait beaucoup amusée. Elle avait du répondant, ça changeais et franchement, je ne m’en plaignais pas, car la plupart des créatures avaient peur de moi dès qu’ils se retrouvaient dans cet endroit, ce qui n’était pas son cas, car à ce que j’avais compris, tout ce qu’elle voulait, c’était revoir ses amis et retrouver sa vie d’avant, le reste, elle s’en moquait comme d’une vieille chaussette sale. Dans mes mains, je tenais fermement ce que la plume magique avait écrit pour moi, ce qui fait que je ne pouvais m’empêcher de relire ce qu’elle avait dit en entendant sa voix dans ma tête, une voix un peu cassante et ironique qui devait sûrement cacher sa véritable nature. Tout de même, je ne pensais pas qu’avec ce caractère assez fort elle serait autant troublée d’être un phénix, je m’attendais à ce qu’elle s’en moque, mais je m’étais trompé, je l’avais faites pleurer et je dois avouer que je m’en voulais un peu.
Toutefois, malgré ce qu’il c’était passé, je ne devais pas trop m’y attacher et garder la tête sur les épaules, ce qui serait sûrement très dur à faire. Malheureusement pour moi, je pensais déjà trop à elle, ce qui fit que je me pris un mur et faillis lâcher mes notes. Aie ça fait mal ! Qui a mis ce mur sur mon chemin ? Ah il y était depuis que cette grande forteresse était bâtie, autant pour moi, j’essayerais d’être plus attentif la prochaine fois, sinon le maître va se poser des questions. Je frottais ma tête, puis me remit en route. A peine eus-je fais trois pas qu’une jeune fille horrifiée poussa un cri de frayeur.

- Dark ta capuche ! Remet-la vite !

- Ma ca… Oh ! Milles excuses !

J’étais plus que confus, en me cognant contre le mur, ma capuche était tombée, laissant à l’air libre mon visage monstrueux. Un visage dont la chair était décomposée d’un côté et squelettique de l’autre, ce qui fait que mon cerveau était à moitié visible, ainsi que mon œil et une moitié de ma bouche, oui j’étais moche et j’en avais honte, d’ailleurs, cette apparence terrifiait les gens, ce qui m’avait fait devenir petit à petit cruel et méchant avec tout le monde, jusqu’à ce que le maître me recrute et m’ouvre les yeux, désormais, grâce à lui, ma santé mentale allait mieux. Je la remis sur ma tête, cachant ainsi mon mal, ma malédiction, celle d’un phénix dont les flammes noires m’avaient rongées la peau depuis mes quinze ans. Je scrutais la demoiselle en face de moi, elle, elle était sûrement une beauté, mais se cachait sans cesse sous un manteau et une capuche, ne voulant pas être reconnue, préférant être une inconnue pour tous, même le maître Noctis avait du mal à la cerner.

- C’est plutôt à moi de m’excuser, je n’ai toujours pas réussi à m’habituer à ton visage.

- Ne t’excuse pas, c’est tout à fait normal d’en avoir peur, moi-même j’ai encore du mal à m’y habituer.

- Dit à ce qu’il paraît, tu nous as ramené le phénix ! Ce n’est pas des bobards ? On en a vraiment besoin et tu le sais mieux que quiconque !

- Oui, c’est vrai, à ce que je vois les nouvelles vont vite. Je vais en parler au maître, tu m’accompagnes ?

- Oui, j’ai envie d’en savoir un peu plus sur ce drôle d’animal que tu nous as amené, en plus, je dois faire mon rapport.

Cette jeune femme voulait tout savoir sur notre invitée, mais je préférais ne rien lui dire, ni même lui montrer mes notes, elle n’avait qu’à attendre que je le dise au maître. Suite à notre petite discussion, je pris sa main et me téléportait avec elle dans la salle du trône, là où se trouvait maître Noctis, notre grand chef à tous, l’être spirituel et supérieur qui avait la science infuse, enfin il était censé être doté de toutes ces qualités, sinon ça ne serait pas notre chef incontesté. J’aurais sûrement dû me téléporter plus tôt, cela aurait été plus rapide, mais Shym’s m’avait tellement embrouillé l’esprit que je n’y avais pas songé, mais après tout ce n’était pas grave, car cela avait rendu à la demoiselle, car elle n’avait pas été obligée de marcher dans les longs couloirs. En nous voyant apparaître, le chef fût à la fois surprit et content de nous voir. Je lâchais la jeune femme, puis fit un pas en avant.

- Ah voilà mes notes que j’attendais avec impatience !

Nous étions invisible à ses yeux, tout ce qui l’intéressait, c’était les notes que j’avais prises durant mon cours entretient avec le phénix. Il tendit sa main et la feuille s’envola pour se déposer directement dans sa paume, comme quoi, c’était très utile la magie. Il n’y avait dans cette pièce qu’un seul meuble : Le trône du roi, car il se considérait comme tel en nous dirigeant et en régnant comme un tyran qu’il était. Les murs étaient blancs, ce qui faisait un bon contraste avec son trône rouge et or qui était couvert de pierreries, à mon avis, si un voleur venait à passer par là, il deviendrait très vite riche. Quant à la modeste personne qui se trouvait dessus, on pouvait se rendre compte qu’elle avait une certaine classe. A vrai dire, notre maître était très charismatique avec ses cheveux argentés et ses yeux bleus très clair, d’ailleurs, lorsqu’il lisait en les faisant balader de droite à gauche, on avait presque l’impression qu’ils traversaient le papier pour nous observer, ce qui avait été très inquiétant la première fois que je l’avais rencontré, puis je m’y était habitué, d’ailleurs, la jeune femme aussi semblait ne plus y prêter attention. Le long silence fût troublé par un rire sinistre et macabre venant de la part de notre maître.

- Cette petite ne manque pas de culot ! L’esprit flamboyant du phénix est en elle, il n’y a pas de doute ! Elle a de la chance qu’elle nous serve à quelque chose, sinon elle aurait fini dans ma salle de jeu ! Maintenant qu’elle sait ce qu’elle est, il faudra lui apprendre à maitriser sa transformation avant le mois prochain !

- J’y veillerais.

- Très bien. Par contre ce n’est pas la peine de lui offrir le luxe de lui construire une chambre ! A la rigueur, le lit c’est faisable, mais pas plus !

- Si on lui a promis une belle chambre, elle ne va pas être contente

- Elle a raison…

- La ferme c’est moi qui décide ! Tout ce que je t’autorise à créer en plus est une porte et un coin pour qu’elle puisse faire ses besoins ! Oh et une dernière chose, vous allez me laver cette chose ! Elle doit être d’une puanteur, il faut qu’elle soit propre pour le jour fatidique !

- Ah non moi je ne m’y risque pas, je n’ai pas envie d’attraper des boutons !

- Si je le fais, elle va voir mes poignets… N’y-a-t-il pas un d’autre pour le faire pour le faire ?

- Le prochain qui discute mes ordres je le fais empailler ! Nos esclaves sont pas fait pour maîtriser un tel bijou et le reste de nos agents sont partis en mission, alors débrouillez-vous ! De plus, qu’est-ce que tu fais là toi ?

Le maître était terrifiant lorsqu’il s’énervait, c’était même à se demander qui était le monstre dans cette histoire. Tout de même, il était bien sévère, même si son sacrifice ne devait être que dans un mois, elle avait au moins le droit à avoir un peu de confort, enfin il me semblait, mais si le maître ne le voulait pas, on ne pouvait rien faire pour le faire changer d’avis. Il était grand, dans les 1m85, il était habillé d’un kimono noir de cérémonie et buvait un verre de vin, qu’il avait failli renverser à plusieurs reprises en nous communiquant sa colère, car il bougeait un peu trop lorsqu’il n’était pas content. Maintenant qu’il avait obtenu ce qu’il voulait, il était un peu plus tranquille, d’ailleurs, il avait enfin remarqué la présence de la fille, et c’était enfin demandé ce qu’elle faisait là, comme on dit, mieux vaut tard que jamais.

- Et bien, je suis ici justement pour vous parler de nos agents de sécurités. J’ai croisé tout à l’heure Kira, elle a dit qu’elle s’en allait régler une rébellion, comme par hasard, il y a eût du grabuge peu de temps après que tu nous as amené le nouveau !

- Quoi ? Comment est-ce possible ? C’est un scandale ! C’est du sabotage orchestré ! Comment est-ce possible ? Vous savez ce qu’il va vous arriver à la prochaine erreur ! Bien ! Toi tu vas t’occuper de notre invitée et toi tu vas voir où en est Kira, si le ou la rebelle est toujours en vie, dit-lui de me l’apporter, je vais m’en occuper personnellement ! Partez à présent, je ne veux plus vous voir !

Ah la salle de jeu, la punition ultime pour tous ceux et celles qui fautaient… Cette pièce n’était pas du tout amusante pour nous, mais pour lui oui, car il s’amusait à nous torturer avec des manières des plus dégueulasses et machiavéliques, j’y étais passé une fois, je dois vous avouer que depuis ce jour, je n’avais plus du tout été contre sa volonté. Tout de même, quelle sale langue de vipère cette fille ! Si elle n’avait rien dit, on s’en serait sorti à bon compte, mais non elle n’avait pas voulu que ça ce finisse bien pour moi. Bon tout le sale travail était pour moi, bon dieu comment allais-je m’y prendre pour que tout ce passe bien et pour que je n’aie pas des envies déplacées ? Je soupirais, puis hochais la tête en signe d’approbation, après tout, après son pointage de doigt et ses menaces, je ne pouvais pas refuser. Je téléportais la jeune femme pour qu’elle ne perde pas trop de temps pour prévenir Kira, puis je me téléportais à mon tour.
Une fois arrivé à l’endroit prévu, je pus constater que la jeune Emilie s’était endormie. Je dû me retenir de rire, sa position était tellement ridicule, comment pouvait-on s’endormir en étant agenouillée contre des barres de fer ? Bon c’était un peu de ma faute, je ne lui avais pas laissé assez de place pour qu’elle puisse se coucher. Puisqu’elle était endormie, je pouvais mettre en œuvre mon esprit créatif, même si on m’avait donné beaucoup de restrictions. Je fis appel à ma magie pour créer un mur avec une porte en bois massif, comme ça, elle ne pourrait pas la casser si elle tentait de s’enfuir. Je me retournais, et fit à nouveau apparaître des murs avec une porte dans le côté gauche, au fond de la pièce, puis fit apparaître des WC, du papier et un lavabo, ainsi qu’un linge pour qu’elle se lave les mains, si le maître voulait qu’elle soit propre, autant commencer par les bases.

Je jetais un coup d’œil furtif à la demoiselle, rien n’y faisait, elle dormait toujours autant, de plus elle ronflait, ce qui était assez désagréable et m’empêchais de bien me concentrer. J’avais envie de lui donner un coup pour la faire arrêter de ronfler, mais puisque je voulais être tranquille pour terminer mon travail, mieux valait qu’elle continue à dormir. Je réussi tout de même à me concentrer suffisamment pour lui créer un grand lit au côté opposé des WC, mais pas juste devant, il était juste centré entre les deux portes, ce qui lui permettait de faire les cents pas quand elle le désirerait. Après tout, il m’avait dit de faire le strict nécessaire, il n’avait pas donné d’autres détails, ce qui fait que je pouvais jouer sur les mots. C’était un lit assez simple avec des lattes, un matelas et un duvet, avec une fourre assez jolie, car elle représentait un ciel étoile, c’était idem pour le coussin.

Maintenant que tout était prêt, je fis encore usage de mes pouvoirs pour verrouiller temporairement la porte et faire disparaître par la même occasion les barres et les chaînes de la jeune fille. En les faisant disparaître, je me rendis compte que l’Emilie dormait en ayant la tête appuyée sur les bouts de fer. En voyant son corps pencher dangereusement vers l’avant, je me précipitais pour tenter de la rattraper, mais je n’en eus pas le temps, elle tomba de tout son long par terre, ce qui la fit se réveiller. Et mince, j’allais avoir droit à tout un discourt ! Elle grommela, soupira, puis ouvrit finalement les yeux.

- ça va ?

- Euh… A vrai dire, je ne sais pas trop…

Heureusement pour mes oreilles, elle avait l’air tellement étonnée de ne plus être accrochée aux barres de fer et de se retrouver par terre, allongée devant mes pieds, qu’elle ne trouva rien à dire. Je me penchais et lui tendis ma main squelettique. Elle la scruta un long moment, puis leva sa main et la saisit, alors je la tirais vers le haut, ce qui fait qu’elle se retrouva très vite dans mes bras. Elle rougissait, comme si elle était gênée de se retrouver aussi proche de moi, ce qui me fit sourire.

- Qu’est-ce que vous avez à sourire comme un idiot ?

- Rien, c’est vous qui m’amuser.

- Si vous le dites… Euh ce n’est pas vraiment ce que j’avais demandé…

Elle s’était échappée de mon emprise, puis avait enfin remarqué que je ne lui avais pas donné la chambre qu’elle désirait. Elle croisa les bras et fit la moue, ce qui m’étonna, moi qui pensait qu’elle me ferait une crise de nerf, était-elle plus mature qu’elle n’y paraissait ? Comme quoi, ce petit oiseau était rempli de surprises.

- Vous aviez dit que vous aviez noté ce que je désirais ! On ne peut donc rien vous demander ? Soit vous avez oublié, soit vous avez menti et dans ce cas, c’est grave ! J’ai horreur des menteurs, surtout lorsqu’ils promettent et ne font rien !

J’avais parlé trop vite, elle me l’a fit tout de même sa petite crise de nerf. Wow et bien, elle avait l’air très en colère ! Comment faire pour désamorcer la bombe ? J’étais bien ennuyé, elle n’avait plus l’air enclin à m’adresser la parole, cela se voyait, car elle m’avait tourné le dos. Bon j’allais me faire engueuler, mais si je voulais l’entrainer et en faire ce que je voulais, il était préférable que je cède à l’un de ses caprices. J’utilisais une fois de plus ma magie pour créer un livre, mais je fus un peu maladroit et au lieu de faire en sorte qu’il la contourne pour qu’il ait se poser devant ses pieds, au lieu de ça, il vint se cogner contre le haut de sa tête, ce qui la fit sursauter et avoir mal. Oups, j’avais commis une grosse boulette ! Elle se retourna et me lança un regard noir avant de remarquer le livre. Elle se pencha et le ramassa, puis se mit à tourner les pages en ayant une mine réjouie. Ouf j’avais réussi à rectifier le tir. A présent qu’elle était contente, il fallait que je la prenne avec des pincettes pour lui annoncer ce qu’on allait faire d’elle.

- Waouh ! Merci c’est super sympa, je l’avais pas encore lu celui-là !

- D’où vous vient cette passion ?

- D’où vous vient cette capuche ?

- Je l’ai fabriquée avec mes petits doigts agiles.

- Pff n’importe quoi ! Moi j’aime lire, parce que ces romans d’aventures me passionnent ! Quand j’étais petite, ma mère me lisait beaucoup d’histoires, par la suite, lire a été beaucoup plus compliqué, car il fallait les acheter, alors je n’ai plus eut souvent l’occasion de me plonger dans des lectures trépidante.

Ah la vilaine, elle m’avait prise au dépourvut ! Il avait fallu que je lui raconte une bêtise pour qu’elle ne sache pas la raison pour laquelle je portais une capuche, car si je lui disais d’où elle venait, curieuse comme elle l’était, elle allait sûrement vouloir savoir pourquoi j’en portais, déjà qu’elle avait déjà essayé de m’avoir dès notre première rencontre, je préférais éviter le sujet. Tout en l’écoutant parler, j’avais fait à nouveau fait apparaître ma plume magique, ainsi qu’un calepin, tout en espérant être assez discret, car bien que le maître n’avait pas précisé s’il fallait écrire ou non nos conversations, je préférais le faire pour éviter de finir dans la salle de jeu, déjà qu’avec ce que j’avais fait j’avais l’impression d’avoir déjà un pied dedans, je préférais éviter d’y entrer entièrement. Lorsqu’elle eût fini de me raconter sa vie, je pus la voir poser le livre sur le lit, heureusement pour moi, elle n’avait pas vu que j’avais placé la plume et le calepin par terre, au pied du lit.

- Puisque vous aimez tant lire, je pourrais vous en donner d’autres, à une condition…

- Pourquoi une condition ? Vous n’êtes pas drôle !

- Qui vous a dit que je devais l’être ? Tout ce que vous devez faire, c’est coopérer ! Tout ce que je vous demande, c’est de me permettre de vous entrainer et de…

- De ???

- De vous donner une douche… D’après ce que dis mon maître, vous puez…

- Comment ça je pue ? Mesurer vos paroles sale type ! En plus c’est exclu que je prenne une douche avec un inconnu !!!

- Et si je reste devant la porte ?

- Si vous êtes devant, ça revient au même !

- Comment faisiez-vous pour vous laver lorsque vous étiez dans la rue ?

- A ce que je vois, vous ne connaissez pas les ruisseaux, c’est très pratique, surtout la nuit lorsque personne n’est là pour regarder !

- Un ruisseau ? Comment faisiez-vous quand l’eau était gelée à cause de l’hiver ?

- Bah je ne me lavais pas, ce n’est pas plus simple à comprendre ! Je dois aussi avouer que pour les besoins ce n’était pas très pratique, surtout quand ça gelait….

Elle avait réagi très fortement à mes conditions, je pensais qu’elle ne serait pas d’accord pour la douche, mais à ce point- là, j’avais atteint le sommet ! Avec tout ce qu’elle me disait d’un ton très sérieux, je commençais à me sentir de plus en plus mal. Je m’imaginais à sa place, c’était peut-être là mon erreur. Lorsqu’elle ressenti mon angoisse, elle se mit à rire, ce qui m’étonna. En réfléchissant un peu, je me rendis compte que j’avais été bête de m’inquiéter, car tout ce qu’elle m’avait dit était des bêtises, elle m’avait fait marché et moi, j’y avais cru, la prochaine fois qu’elle me racontera une histoire sur son passé, il faudra que je m’en méfie.

- Je plaisante, j’habitais dans une poubelle, parce que l’immeuble de mes amis était complet pour que je puisse y dormir, par contre, il y avait une salle de bain et des WC que je pouvais utiliser, mais il y avait une serrure, ce qui était assez pratique, par contre, vu qu’on était du monde, il fallait s’organiser, surtout pour la douche, ce qui était assez pratique.

En faites, le souci était comme les chats, elle n’aimait pas l’eau, pourtant, les ordres étaient les ordres, de plus, je trouvais qu’elle commençait un peu à sentir mauvais, donc il fallait y remédier illico-presto. Elle avait l’air d’accord pour l’entrainement, cependant comment faire pour la laver si elle ne le voulait pas ? Il fallait donc que je prenne les devant, tant pis si elle me ferait la gueule, au moins, je ne me ferais pas torturer, car j’aurais rempli ma mission. Pour lui faire comprendre qu’elle n’avait plus le choix, je lui pris son poignet entre mes doigts squelettiques, puis lui jeta un regard intense, enfin c’est ce qu’elle aurait vu si ma capuche ne cachait pas une bonne partie de mon visage. Heureusement, l’autre était cachée par un col très grand qui cachait ma bouche, ce qui me rendait très mystérieux, mais là n’était pas le problème, il y en avait un plus urgent à régler.

- Je suis désolé, mais avec de si grands aveux, je ne peux pas vous laisser empester et polluer votre chambre !

- ça vous regarde pas, ce n’est pas votre chambre !

- Si parce que c’est moi qui l’est crée, alors vous allez venir avec moi !

- C’est exclu je n’irais pas !

- Et moi je vous dis que vous allez y aller !

Sans lui laisser le temps de me lancer une énième réplique, je nous téléportais tous les deux dans la salle de bain la plus proche de cet endroit que j’avais modifié pour en faire une chambre. Une fois dans la pièce cauchemardesque, je me précipitais pour la fermer à clef, tandis que de l’autre bras, je tentais de repousser la jeune femme qui tentait d’atteindre la porte, non pour la fermer, mais pour l’ouvrir. Ceci étant fait, je mis la clef dans ma poche. Heureusement qu’il n’y avait personne dans les environs, car sinon ils se seraient posés des questions en entendant des bruits de lutte et de griffures sur la porte, surtout lorsque je tentais de la tirer vers la baignoire et qu’elle se retenait à la poignée, griffant par la même occasion la porte. Au bout de quelques minutes, j’en eus marre, alors je la lâchais en ayant l’air exaspéré.

- ça ne va pas le faire, on va croire que je tente de faire des choses obscènes et ce n’est pas du tout mon cas, même si vous êtes très jolie.

- Même si ce n’est pas le cas, je n’entrerais pas là-dedans !

- Vous êtes têtue !

- Et vous, vous êtes idiot !

- Non c’est vous qui l’êtes ! Il vous est arrivé quoi pour avoir autant peur de l’eau ?

- J’ai faillis me noyer, mes parents avaient réussi à soigner ma peur, mais elle est revenue quand ils m’ont été enlevés.

Le ton montait, je sentais que cette histoire allait mal finir, alors je pris le temps de me calmer et de respirer, puis tenta à nouveau de communiquer avec cette tête de mule. En lui adressant la parole, je me rendis compte que la méthode que j’utilisais était fausse, ce qui me fit me rendre compte qu’avec elle, si je voulais avoir un résultat concluant pour tout ce que je voulais faire avec elle, il fallait que je sois patient et que je communique, ce qui ne serait pas facile, car j’étais plus du genre à agir que de perdre mon temps avec de longs discours. Me voyant baisser ma garde, elle bondit sur moi pour me prendre la clef. Je réussi à l’empêcher de me prendre l’objet de sa convoitise, mais ne m’y attendant pas vraiment, à cause de son élan et de son poids, elle me fit perdre l’équilibre. Je me retrouvais donc allongé par terre, avec la miss sur moi. Suite à cet accident, je la vis blêmir, puis se relever très rapidement, qu’est-ce qu’elle avait vu ? Un fantôme ? En me relevant à mon tour, je me rendis compte que je n’avais plus ma capuche. Oh ! Blêmissant à mon tour, je me rendis compte que ce que je voulais à tout prix éviter venait d’arriver à cause d’un malheur accident.

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MessageSujet: Re: Les larmes du Phénix   Sam 20 Fév 2016 - 2:34

Chapitre 4
Perles rares

Elle me regardait toujours avec ce regard qui me faisait comprendre qu’elle n’allait pas bien, et moins on plus je n’allais pas bien ! Elle avait vu mon visage ! Pauvre petite, elle n’allait jamais s’en remettre ! J’étais contre la baignoire, tandis qu’elle avait reculé jusqu’au mur, elle ne disait toujours rien. Rien jusqu’à ce que je vis soudainement ses lèvres bouger. Qu’est-ce qu’elle allait bien me dire ? J’avais vraiment peur de sa réaction, et moche comme je l’étais à cause de ma malédiction, il y avait de quoi péter un câble en voyant mon visage à découvert.

- Enlevez-la ! Faites-la disparaître ! Vite !!!

- Ma malédiction ? Impossible « Par contre, je peux remettre ma cap…

- Je m’en moque de votre capuche ! Moi je parle de l’araignée qui est sur votre oreille ! Enfin votre cartilage !

- Oh ? Il me semblait que quelque chose me chatouillait ! Ah la coquine elle a voulu me rendre visite et moi je ne m’en étais pas aperçu ! J’aime bien les araignées !

- Pas moi ! Tuez-la je ne veux plus la voir dans mon champ de vision !

- Je ne comprends pas qu’en étant si puissante on peut avoir peur d’une petite créature ridicule… Enfin bon. Adieu ma jolie fait attention à toi !

Eh bien, moi qui croyais que c’était à cause de ce qui m’avait rongé mon visage qui l’effrayait, je m’étais totalement trompé sur son compte ! Je ne pensais pas qu’un oiseau aussi majestueux puisse avoir peur d’une toute petite araignée, mais bon, après tout, chacun avaient ses phobies, je ne pouvais pas la blâmer. A force qu’elle ne crie, je me senti obligé de sauve mes tympans, alors, à contre cœur, je fini par ouvrir l’unique fenêtre et je la mis sur le rebord de la fenêtre, avant de fermer cette dernière en espérant que la pauvre petite bête s’en sortirait. Et dire que la fille m’avait dit de la tuer, heureusement que le maître ne m’avait pas dit de répondre à tous ses désirs, sinon j’aurais dû désobéir et la sentence m’aurait été fatales. Ceci étant fait, je me retournais vers la miss, puis m’avançait d’un pas, tandis qu’elle en avait fait de même, ayant l’air rassurée.

- Et voilà, elle est partie ! Et ma malédiction ? Vous n’en avez pas peur ?

- Ah ? Parce que ce n’est pas un masque ? C’est votre vrai visage ?

- Euh… Oui ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai toujours ma capuche sur ma tête, pour éviter de faire peur aux gens.

- Ouahhh c’est trop fun !!! Hey, vous, vous rendez compte que vous êtes l’unique homme au monde à pouvoir voir vos os et votre cerveau en vous regardant dans un miroir ? Tout le monde veut savoir à quoi ressemble leur cerveau, et vous, vous pouvez le voir à volonté sans avoir besoin de dépenser de l’argent ! Faut pas cacher votre visage derrière une capuche ! On s’en fou de ce que pense les gens ! Vous n’allez pas perdre votre identité juste parce que des gens n’acceptent pas votre différence ?! En tout cas, moi je trouve que vous avez de beaux yeux ! Hey pourquoi vous pleurez ?

En entendant son discourt, les larmes me vinrent aux yeux, c’était bien la première fois que quelqu’un était aussi gentil avec moi depuis que je m’étais fait maudire ! Elle acceptait ma différence, elle n’avait pas peur de ce visage à moitié décomposé, c’était le plus beau jour de ma vie ! J’en étais si heureuse que mes larmes n’arrêtaient pas de couler à gros flots comme une fontaine, j’avais l’impression de revivre ! N’arrivant pas à articuler le moindre son, je la prit dans mes bras pour lui faire un gros câlin, ce qui était très rare venant de ma part, tout comme le fait que je pleure, il en fallait beaucoup pour que les deux facteurs se mettent en marche et c’était le cas en ce moment présent ! Avec elle à mes côtés, ce n’était pas elle qui renaissait de ses cendres, mais moi ! Dès le premier regard, elle m’avait tout de suite plu, bien que ça n’avait pas été réciproque, mais un lien commençait à ce créer entre elle et ma propre personne, mais je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à présent. Cette dernière étant surprise par mon geste, tenta de se débattre, geste dont je ne tenais pas du tout compte. Je fini tout de même par la lâcher en ayant un grand sourire aux lèvres et en ayant une idée derrière la tête.

- Plus jamais ! La prochaine fois, je vous mords !

- Essayez donc, j’aime bien les défis ma jolie louve !

- Arrêtez de vous moquez, je suis très sérieuse !

- Moi aussi ! D’ailleurs, j’ai quelque chose de plus intéressant à vous proposer ! Et si nous prenions tout les deux une douche ?

- Quoi ???!!! Ça ne va pas la tête ? Vous n’êtes pas sérieux ?

- Bien sûr que non, c’est une blague ! Une blague de Squelette ! Ahahahah une Skull joke ! Bien sûr que non je ne plaisantait pas !

- Ah ça ! Pas question !

- De toute façon, avec ou sans moi, vous, vous laverez ! Bon je vais faire couler un bain, comme ça, ça vous permettra de réfléchir à ma proposition !

Comme je le pensais, elle n’avait pas apprécié mon geste, mais ce n’était pas grave, elle me faisait bien rire avec son air de chatte effarouchée, et plus je me moquais d’elle, plus elle partait au quart de tour et plus je riais. Décidément, être heureux ne me réussissait pas ! Suite à ma proposition, je fis tourner le robinet et fit couleur de l’eau, pas trop chaude, ni trop froide, après avoir mis le bouchon pour que l’eau reste dans la baignoire. La jeune fille me regardait faire en ne sachant quoi faire. Elle avait beau hésiter, moi je savais pertinemment ce que j’allais lui faire, faire ! Lorsque la baignoire fût remplie, j’arrêtais l’eau, puis je me mis à la scruter avec un air amusé, tandis qu’elle tremblait comme un chaton effrayé, ah pauvre petite chose !

- Alors ?

- Je suis contre toutes les propositions !

- Alors je n’ai pas le choix !

- Hey, mais qu’est-ce que vous faites ? Lâchez-moi !

Bien qu’elle protestait et agressait à nouveau mes oreilles, je l’ignorais et la prenais par la taille pour la mettre dans la baignoire. Puisqu’elle se débattait, il y eût de l’eau partout et je fusse éclaboussé, mais bien qu’au début elle n’avait pas du tout l’air contente, elle eût l’air de finir par apprécier, ce qui me fit éclater de rire.

- Bah voilà, ce n’était pas si compliqué que ça ! Je reviens dans une heure, faites-vous belle !

Sur ces mots, je me retournais, puis d’un geste théâtral, je fis disparaître ses vêtements et en fit apparaître de nouveaux sur un pendoir à habits. Ceci étant fait, je me téléportais à l’extérieur, puis en scrutant les couloirs vides, je me mis à me rappeler d’une chose essentielle, une chose qui se mit à me faire très mal au niveau de mon cœur. Mettant mes mains contre ce dernier, je compris d’où venait cette brûlure ! Je commençais à en tomber doucement amoureux, et ce n’était pas bien de ma part, je me faisais inutilement du mal pour rien, car cette jeune fille allait mourir pour créer un artefact magique terriblement puissant appelé « La Larme du Phénix ». Avec un pareil objet à nos côtés, nous serions les rois du mondes, nous pourrions tout faire, autant dans les combats que dans les soins. Avec une telle merveille, je pourrais même essayer de soigner ma malédiction, et peut-être que cela fonctionnerait !

Avant de rencontrer Emilie, je ne pensais qu’à la création de cette larme fabuleuse. Ainsi, je ne ferais plus peur à quiconque, je pourrais marcher la tête haute sans me cacher, mais à présent, je n’avais plus honte ! J’étais prêt à affronter le monde extérieur sans capuche, si bien sûr elle serait encore à mes côtés pour m’encourager, alors du coup, cela valait-il vraiment la peine de sacrifier la vie d’une demoiselle aussi formidable qu’elle juste pour assouvir nos propres désirs égoïstes ? Toutefois, en parler à Noctis ne servirait qu’à me faire empaler, brûler vif, noyer et j’en passe. Il avait vraiment besoin de cet objet magique et bien évidemment, lorsqu’il désirait quelque chose, il ne laissait personne se maitre en travers de sa route, alors du coup, je ne pouvais rien faire ! Quelle tristesse ! Cette fois-ci, je n’avais plus que l’apparence d’un monstre, j’en avais le cœur, l’esprit et l’âme. Ah et moi qui croyait être devenu quelqu’un de bien en ayant rejoint les rangs de cet homme démoniaque ! Je me trompais ! Je n’étais pas devenu meilleur, j’avais juste appris à devenir obéissant ! Rageant, je préférais m’en aller, ne voulant pas que la jeune fille entende ma frustration.
Pendant ce temps, du côté de Marcus

C’était le noir complet jusqu’à ce que je me réveille enfin. J’étais allongé sur un lit dans une pièce éclairée par un lustre, ce qui me donnait assez de vision pour voir ce qu’il se passait autour de moi. Je pu remarquer avec plaisir que mon sac était à mes côtés, je ne voulais pas le perdre, ce qu’il y avait à l’intérieur était bien trop précieux pour être confié à ces brutes sanguinaires et n’aimant pas les créatures ! Je pu aussi constater qu’une chaine était placée à ma cheville, sûrement un système primitif pour que je ne m’enfuie pas ! Après tout, avec leurs bracelets, ils avaient commis une erreur, au moins, avec cette méthode, ils étaient sûrs de ne plus en faire ! Je me rendis aussi compte, en me mettant en position assise, que toutes mes blessures avaient disparues, ce qui me surprit, mais aussi me soulagea, car au moins, je n’avais plus mal. Quelques minutes plus tard, après mon réveil, une jeune femme vint me voir, enfin je pensais que c’était une femme, car la poitrine ressortait assez bien malgré que le manteau noir qu’elle portait cache une bonne partie de ses formes. Le manteau comportait une capuche qui recouvrait sa tête, et pourtant, je pouvais apercevoir quelques fines mèches blanches s’échapper de son déguisement. Restant à une distance raisonnable, elle me sourit, alors que moi, j’étais méfiant, me demandant bien ce qu’elle me voulait, car depuis mon arrivée, plusieurs des habitants voulaient ma mort, celle-là pouvait très bien faire partie de ces gens qui souhaitaient m’éliminer.

- Où je suis ? Vous me voulez quoi ?

- Tu te trouves dans l’une des chambres de notre QG. Kira t’a emmené ici puis t’a soigné pour que tu sois en état lorsque l’on te présentera au maître.

- Le maître. Ah ça y est ! Je me souviens ! Et toi tu es là pour me surveiller et éviter que je m’enfuie, c’est ça ?!

- Non !

- Alors qu’est-ce que tu me veux ?!

- Juste devenir ton amie, tu veux bien ?

- Ecarte-toi ! Il est très dangereux !

Alors que j’étais méfiant et que je lui posais des questions, elle me répondait en ayant l’air très mystérieuse. Pour terminer la discussion, elle s’approcha un peu de ma personne et me posa une question des plus improbables : « Devenir son ami ». Alors ça, c’était bien la première fois qu’on me posait cette question, ce qui me laissait très perplexe. D’habitude, personne ne me la posait, je me liais d’amitié avec les gens sans leur poser la question, d’ailleurs, je ne l’avais pas posée au géant et à la fille, cela c’était fait instinctivement. Alors que je ne savais quoi répondre, la voix de Kira raisonna dans la pièce, ce qui me fit sursauter, et fit reculer la demoiselle qui m’était encore inconnue. Kira vint aux côtés de la miss, ayant dans ses bras un panier qui me semblait bien rempli. En les scrutant toutes les deux, il me semblait que le bas du visage était ressemblant, ce qui me fit réfléchir sur le lien qui pouvait exister entre ces deux femmes.

- Ah bon ? Tu trouves ? Il a l’air pourtant gentil…

[coor=red]- Tu crois vraiment qu’il s’est retrouvé dans cet état parce qu’on a fait une partie de poker et qu’il a perdu ?[/color]

- J’aurais préféré…

- La ferme chien ! Ce n’est pas à toi que je m’adresse !

- Ahah, à mon avis, je crois avoir trouvé lequel de vous deux est dangereux !

Kira avait fait de l’ironie, ce qui laissa perplexe la jeune femme. Moi, voulant quand même dire mon avis, car cela me concernait tout de même, et bien, je ne le pu pas, car la jeune femme que j’avais combattu m’ordonna de me taire, avec un ton sec et pas très amical. En l’entendant prononcer ces mots, la demoiselle étrangère se mit à rire en disant ce qu’elle pensait, ce qui me fit sourire, car elle n’avait pas tort, tandis que Kira avait l’air légèrement agacée par ses propos.

- Maître Noctis veut s’occuper personnellement du rebelle, donc c’est lui ? Qu’est-ce qui t’a pris de semer la pagaille ?

- Une jeune fille se faisait battre pour pas grand-chose, j’ai pété un câble et ça à dégénérer à cause d’une erreur de bracelet.

- Père aurait pût mourir par ta faute !

- En fait, ce n’est pas la faute de ce jeune homme, il a agi selon ce que son cœur lui a dicté au moment présent des fait. Si maître Noctis était plus gentil avec les créatures, il y aurait moins de rébellions, j’en suis convaincue.

- Arrête d’être aussi nunuche, tu me dégoûte ! Si le maître fait tout ça, c’est pour une bonne raison

- Ouais bah moi je pense que le chien dans l’histoire, c’est toi parce que tu obéis comme une brave chienne obéissante aux ordres de ce Noctis ! Que t’ont fait ces créatures pour que tu sois autant détestable avec eux ?

- Ils ont envahis le village où elle habitait. Des créatures travaillant pour notre chef avaient l’obligation de la récupérer. Ils ont fait des prisonniers, on tués ceux qui résistaient, mais ils n’ont pas réussi à la retrouver, car le gardien, faisant partie de l’expédition, l’a trouvée et la cachée jusqu’à ce qu’ils l’oublient. Lorsque ce fût le cas, il l’a ramenée ici en la faisant passer pour sa fille adoptive qui cherchait du travail, et tout le monde l’a cru. Au début, ça a été dur pour Kira de travailler pour les assassins de ses parents, mais elle s’y est faite.

- Pourquoi tu lui as raconté tout ça ? Je te déteste !

- Parce qu’il faut que quelqu’un le sache ! Tu es si seule… Si cynique… Cela ne peut plus durer ! Il te faut un ami !

- Elle a raison, pourquoi tu me dis tout ça ? Je ne suis qu’un simple voleur !

- Non, tu es plus que ça ! Tu as l’âme d’un chef, je le sens au plus profond de toi !

- Je ne pense pas l’avoir, mais si tu le dis… Au fait, tu sembles être bien renseignée sur Kira, comment cela se fait ?

- Tout ce que je dis fini par se réaliser. Cependant, tout ce que je viens de dire ne doit pas sortir de cette pièce promis ?!

- Oui… Oh !

L’inconnue restait zen et souriait presque tout le temps, tandis que Kira s’énervait et s’enflammait pour un rien. Elle était tout le temps en conflit avec cette nana, qu’elle semblait bien connaître et cela semblait être réciproque. L’inconnue fini par me raconter l’histoire de Kira. Je commençais un peu mieux à comprendre pourquoi elle était autant en froid avec les créatures. Je trouvais cette histoire assez triste, puis je me mis à me demander ce que cette fille avait de si spécial pour que son maître ait tout fait pour la récupérer. Tient en parlant de son maître, cette dernière n’avait pas du tout l’air d’aimer lorsque je me moquais de son comportement vis-à-vis de ce dernier, mais maintenant que je savais tout, avec le recul, je me dis que je n’avais pas été très gentil sur ce coup. Après avoir dit qu’elle la détestait, Kira allait s’en aller, mais s’arrêta net, lorsque mon interlocutrice plaça ses deux mains à sa capuche pour l’enlever, ce qui me surprit et surprit également la fille au tempérament flamboyant, car c’était très rare qu’elle l’enlève, enfin c’est ce que je me disais en voyant son air choqué. Lorsqu’elle eût totalement retiré sa capuche, c’était moi qui était choqué, car la jeune femme ressemblait beaucoup à Kira, sauf qu’elle, elle n’avait pas les cheveux noirs, mais blancs et ses yeux étaient bleus au lieu d’être noir. Je n’avais jamais vu une beauté pareille, je tombais immédiatement sous son charme fou.

- Remet-la ! Remet-la vite !

S’exclama Kira en se précipitant vers Blanchette… Oui bon ce n’était pas très original comme surnom, mais au moins, vous savez à présent à qui je m’adresse. Quoi qu’il en soit, en la voyant se précipiter vers Blanchette, pour la forcer à remettre sa capuche en la lui mettant sur la tête, je me dis que cette nana avait vraiment un problème psychologique, mais aussi qu’il y avait des choses pas nettes qui se passaient dans cette forteresse. Bien que la fille qui lui ressemblait se débatte, Kira eût gain de cause et la fille fût bien obligée de renoncer au fait de montrer son visage plus de deux minutes.

- Bon, c’est bien joli tout ça, mais ça ne me dit pas pourquoi votre maître à agit ainsi, et pourquoi il voulait l’enlever elle, alors que c’est une fille des plus quelconques ! En tout cas, c’est dingue la ressemblance ! Vous êtes sœurs ?

- Jumelles pour être plus précises. Nous faisons toutes deux partie d’une prophétie. Moi aussi je me suis faites portée disparue, jusqu’à ce que je sache où Kira se trouvait. Je me suis donc engagée dans cet endroit des plus sordides. Je dois faire le mal contre mon gré. Selon la prophétie, si le maître possède nos deux perles, que nous possédons, au moment de création des « Larmes du Phénix », car il compte bien en créer plusieurs, s’il y arrive, il deviendra immortel. L’immortalité, la puissance et la magie… Tous ces trois éléments combinés en un seul homme, il sera invincible et rien ni personne ne pourra l’arrêter.

- C’est en travaillant cachées que le maître aura le moins de chances de nous retrouver, d’ailleurs, il enrage de ne pas avoir encore réussi à mettre la main sur nos perles.

- Oui, et le problème c’est qu’il est le seul à pouvoir nous aider, mais le maître m’a ordonné de l’avertir si le rebelle était encore en vie, et c’est le cas… Je… Je ne peux pas désobéir aux ordres !

- Bon ok, votre historie est tordue, mais je veux bien vous aider ! Rien ne sortira de cette pièce, je vous le promets, car nous sommes amis ! Pas besoin de le demander pour l’être eheh !

- Très bien, j’y vais… Kira…

- Ouaip’s je sais, je reste avec le louveteau !

- Cela ne sera pas nécessaire !

- Maître ?!

- Je me suis informé pour savoir où se trouvait le perturbateur ! Hm en plus de semer la pagaille, tu séduis mes subalternes ! Je le sais, inutile de mentir, sinon j’aurais déjà été averti ! Disparaissez, je ne veux plus vous voir !

- Oui maître !

J’écoutais tut ce qu’elles me disaient avec un air un peu dubitatif. Je me demandais si tout ce qu’elles me disaient n’avait pas un rapport avec le fait que mes amis construisaient, avec d’autres esclaves, un autel dédié aux sacrifices. Est-ce que ces fameuses Larmes du Phénix avaient un rapport avec Emilie ? Tout comme le sacrifice ? Je me faisais du souci pour mon amie. Pff et dire qu’avant j’étais un voleur sans grande importance, voilà que maintenant on me disait que je valais bien plus et qu’il me fallait jouer aux héros ! Moi je détrousse, je ne sauve pas… Quoi que, cela ne m’était pas arrivé de faire les poches à quiconque depuis que j’avais fait la connaissance d’Émile et que j’avais été embarqué dans cette drôle d’histoire. Bon, bah tant pis, dès que tout sera terminé, je recommencerais à voler, et vivrais comme avant, comme si rien de tout cela ne se serait passé ! Et dire qu’à l’accoutumée j’étais égoïste et solitaire, me voilà à aider tout le monde et à me faire des amis avec beaucoup de facilités, ce qui me dérangeait un peu, car tout ce qui était en train de se passer était trop facile. Enfin, ça l’était jusqu’à ce que le chef débarque dans la pièce. Kira et Blanchette devinrent pâles, enfin pour l’encapuchonnée, je pensais que son teint devait être le même que sa jumelle. Par chance, il n’avait rien entendu. Après avoir entendu l’ordre donné d’un ton sec, les deux filles partirent précipitamment de la pièce, ne voulant pas avoir de problème avec cet homme que je trouvais assez étrange, enfin c’était ses yeux qui ne me revenaient pas, ils étaient bien trop bleus à mon goût. Une fois seul, il se retourna vers moi et me donna un puissant coup de poing au niveau du ventre, ce qui me coupa le souffle et me fis pousser un cri mélangé entre de la surprise et de la douleur. D’un pas vif, il s’approcha de moi et d’un geste aussi rapide que le pas qu’il avait fait, il me saisit par mes cheveux et me tira la tête en arrière, le forçant à le regarder, ce qui ne me faisait pas du tout du bien.

- Tu es fier de toi sale vermine ? Tu ne vaux pas mieux qu’un déchet et tu te permets de venir semer le trouble dans ma demeure ? Tu ne mérites pas de vivre !

- Et vous ? Qu’est-ce qui vous permet d’exploiter des gens, de jouer avec leur vie et de sacrifier une personne innocente ?

Après lui avoir posé cette question, en ayant rassemblé tout mon courage, je me reçus un nouveau coup dans l’estomac, avant de me faire projeter en arrière, contre le mur, ce qui m’assomma un peu. Le maître sourit avec un sourire carnassier, avant de finalement répondre à mes questions existentielles, pile poil où je retrouvais un semblant d’aptitudes neuronales pour comprendre ce qu’il allait me dire.

- Je fais ce que je veux, ici je suis le roi, et très bientôt, je ne régnerais plus que sur ces petites fourmis peureuses, mais sur tout un empire ! Je suis plus que certain qu’elle sera contente de savoir que sa vie me servira à accomplir des merveilles

- Comment ça ? « Elle » ? C… C’est une… une fille ?

- Oui, une fille, elle s’appelle Emilie Shym’s. Pourquoi fais-tu cette tête ? Tu la connais ? Pff un garçon des bas quartiers ne peut pas connaître une telle merveille !

[coor=lightgrey]- Je vous interdis de la toucher !!!


Il se croyait le plus fort, mais sans les jumelles, il ne serait jamais invincible, ce qui était déjà un point positif. Sa crise de mégalomanie me rendait presque mal à l’aise, car je n’avais jamais aimé ce type d’homme qui me donnaient souvent envie de vomir tellement ils m’écœuraient, mais d’un autre côté, c’était souvent eux qui avaient les poches les plus remplies, donc ne pas vouloir leur existence sur terre serait comme me tirer une balle dans le pied. Cependant, en entendant qu’il parlait d’une fille, je me mis à parler comme une machine bugée. Est-ce que j’avais bien entendu le mot « fille » ? Je croyais bien que oui ! Si c’était vraiment la personne à laquelle je pensais, j’allais le tuer ! Il confirma mes craintes en disant le nom de mon amie. Réagissant au quart de tour, avec ma force, je réussi à briser ma chaine. Je me mis à foncer sur cet horrible bonhomme en ayant des yeux injectés de sang, toutes griffes dehors, étant prête à le déchiqueter, mais ce dernier, agissant comme s’il avait déjà prévu ce que j’allais faire, esquiva. Ce mouvant très rapidement, j’avais l’impression de vouloir tuer une mouche, jusqu’à ce qu’il m’envoya un coup de pied au moment le plus opportun, ce qui me fit à nouveau éjecté contre le mur, me faisant émettre un couinement. Lorsque je m’étais énervé, je m’étais à moitié transformé en loup, mais cela ne m’avait pas rendu plus fort, ce qui, je dois l’avouer, m’avait pas mal impressionné.

- Le coup de grâce ne serait pas amusant, c’est pour cette raison que tu participeras au sacrifice de ta belle, attaché comme le vulgaire animal que tu es, jusqu’à ce que tu me supplies que je ne t’achève pour que tu puisses aller la rejoindre ! En attendant, on verra bien ce que le destin te réserve ! Bon, après tout ce que je dois faire pour m’en occuper de cette petite, cela me donne d’un coup très envie de la voir, mais ce n’est pas raisonnable, après tout, c’est un peu comme un mariage, il ne faudrait pas voir la sacrifiée avant son sacrifice, sinon cela pourrait porter malheur, mais ce ne sont que des sottises !

Il était vraiment sérieux dans ses propos ? Il n’était vraiment pas bien ce mec ! Peu de temps après m’avoir tout dit ce qu’il pensait, en ayant l’air amusé, il usa de ses pouvoirs, et me voilà tout en-haut d’une tour, attaché sur un échafaud en bois, et je peux vous assurer que j’étais vraiment en très mauvaise posture ! Je pouvais tomber à tout instant, de plus, tout ce vide autour de moi me terrifiait, car je n’avais pas l’habitude de me retrouver aussi haut ! Et si je levais ma main, pourrais-je toucher les nuages ? Bon, ce n’était pas le moment de faire de la poésie, il fallait que je trouve un moyen pour m’en sortir et sortir mon amie de ce mauvais pas, ce qui n’allait pas du tout être chose aisée.

Pendant un autre temps, du côté d’Emilie.
Pour être honnête avec vous, prendre un bain n’était pas aussi horrible que je le pensais ! En fait, c’était assez relaxant et rigolo, car il y avait pleins de bulle de savon qui s’étaient créées à cause de la mousse. L’eau était à bonne température, par contre, en voyant tout ce que j’avais fait comme dégâts en jouant dans l’eau comme une gamine, je me disais que pour la personne qui allait nettoyer, ça n’allait pas être aussi fun que pour moi qui prenait actuellement mon bain, mais bon, après tout, Dark Skull était rempli de pouvoirs magiques, il pourrait bien faire quelque chose pour rendre service. En pensant à ce dernier, je en pu m’empêcher d’avoir un petit sourire aux lèvres. C’était quand même un sacré personnage ! Au début, il m’avait paru effrayant, maintenant, il me paraissait bien sympathique, même s’il avait des manières qui ne me plaisaient pas forcément, il était bien plus gentil qu’il ne l’avait fait paraître dès mon arrivée.

Lorsque j’en eus assez, j’enlevais le bouchon, puis attendis que l’eau parte pour rincer tout mon corps, ainsi que la baignoire. Dans la foulée, j’en avais aussi profité pour laver mes cheveux, comme quoi, il avait vraiment bien fait d’insister. Après avoir trouvé le sèche-cheveux, qui était posé sur une chaise à côté de mes habits, j’entrepris de les sécher, après avoir séché mon corps. Lorsqu’ils furent à une bonne température, je me mis à les bosser, avec une brosse qui était aussi sur la chaise, et pour être honnête avec vous, j’eus très mal, car cela faisait longtemps que je ne les avais plus démêlés. Lorsque ce fût terminé, je pris le diadème de rubis qui était posé sur la chaise, puis le posais sur mes cheveux, cela devait sûrement être une nouvelle reconversion de mon pauvre bonnet, mais je dois avouer qu’il avait vraiment la classe sous cette apparence ! Je pu aussi voir sur la chaise qu’il y avait un collier identique à celui qu’il avait créé pour remplacer mon bonnet, il avait sûrement dû se servir de mon écharpe pour le recréer, il n’y a rien à dire, il était super doué pour ce qui était d’améliorer les choses, dommage que cela ne marche pas sur lui, sinon il ne serait plus autant défiguré le pauvre. Je mis le collier autour de mon cou, puis j’enfilais la superbe robe de soirée noire avec de fines bretelles pour qu’elle tienne en place. Je mis également les chaussures à talons qu’il avait créée, puis me mis à sourire en m’admirant devant un miroir qui se trouvait juste devant la chaise, une vraie beauté pensais-je en m’admirant. Par contre, je ne vous ais pas parlé des sous-vêtements, mais il en avait aussi fait apparaître de nouveau, pour que je sois à l’aise jusqu’au bout ! Enfin à l’aise, pas tant que ça, car il était très rare que je mette des chaussures à talons, alors je galérais un peu, mais je me disais que je n’allais sûrement pas tarder à m’y habituer.

- Oh on dirait une princesse de conte de fée !

- C’est ce que j’allais dire !

- Oh ! Vous m’avez fait peur !

- Désolé ! Si vous êtes la princesse, moi je suis le pauvre prince transformé en monstre et dont seulement un baisé pourra me faire redevenir comme avant. Vous ne voulez pas m’en faire un ?

- Sans façon !

- Ahahahah je plaisantais ! Retournons dans votre chambre !

Tout en me faisant une réflexion à haute voix, en ayant l’air émerveillée, j’entendis une voix derrière moi, ce qui me fit sursauter, car je ne m’y attendais pas. En me retournant, je pu me rendre compte qu’il ne s’agissait que de mon hôte, qui lui aussi avait l’air émerveillé en me voyant habillée ainsi. Cette tenue l’inspirait tellement qu’il me sorti une histoire, à laquelle je répondis du tact au tact, lorsqu’il me demanda si je voulais l’embrasser. Il se mit à rire, en me disant qu’il plaisantait, mais je voyais bien dans son regard qu’il était déçu, ce que je ne comprenais pas vraiment, car il ne me semblait pas qu’il ressente quoi que ce soit pour moi, mais peut-être pourrais-je me tromper. En tout cas, après avoir déverrouillé la salle de bain, et avoir utilisé ses pouvoirs pour la nettoyer, il nous téléporta, tous les deux, dans ma chambre. Ceci étant fait, il se mit à sourire, ayant l’air d’avoir une autre idée derrière la tête, ce qui me rendait sceptique, surtout qu’il avait encore ma main dans la sienne à cause de la téléportation, ça ne présageait rien de bon, mais peut-être que je me méfiais un peu trop, peut-être que son idée était plus seine que la précédente, va savoir…

- La valse, ça vous parle ?

- Euhhhhh…. Je dois répondre quoi ? C’est une question-piège ? Je gagne quoi si je réponds juste ?

- C’est une simple question !

- Ah ? Autant pour moi ! Ça me parle, mais je ne sais pas la danse. Vous savez, avec les copains, on dansait plutôt la salsa, le tango, enfin vous voyez, toutes ces danses qui se dansent à plusieurs et que même bourré, ça passe !

- Vous buviez ?

- Ouais ! Grave ! De la vodka-caramel ! Trop bon !

- Et… Et vous fumiez aussi ?

- Nan ! Parce qu’ils ne fumaient pas de cigarettes, mais maintenant que je suis un phénix, dès qu’on me demandera du feu, je pourrais faire… ça ! Oh ! Ça marche ! Trop dingue ! Faut que je recommence ! Hop éteint… allumé ! Teint. Allumé ! Ahahah trop bon !

- Vous êtes bête…

- Oh me jugez pas trop vite, moi c’est la première fois que je fais de la magie, vous, vous avez de l’expérience et pis… Pff c’est vous qui êtes bête !

- Pardon

Lorsqu’il me demandait si la valse me parlais, je fus un peu surprise, voir prise au dépourvu, car je m’attendais à tout, sauf à une pareille question ! Ne sachant trop quoi lui répondre, je me mis à détourner un peu la conversation, ce qui d’ailleurs, eût l’air de l’inquiéter, lorsque je lui dis que je buvais, et lorsque je lui répondis, il eût l’air embarrassé, n’ayant pas l’air de partager mon délire. Est-ce qu’il en avait déjà bue ? Non, je ne pense pas, sinon il n’aurait pas réagi de la sorte. Sur la lancée, il se mit à me demander si je fumais, ce qui me permit de faire une petite blague, et contre toute attente, elle fonctionna ! Ayant du feu au bout de mon indexe, après avoir craqué mes doigts ensemble, je me mis à la regarder avec un air fasciné, j’avais l’impression de faire partie de ces hommes des cavernes qui avaient découvert pour la première fois la méthode pour apprendre à faire du feu.

Par la suite, je me mis à m’amuser comme une gamine. C’était la première fois que je faisais de la magie, alors bien sûr, je passais pour une attardée en mentale en m’amusant à éteindre et allumer la petite flamme au bout de mon doigt. Dark Skull ne disait rien, mais il avait l’air content, mais à la fois dépité en voyant mon comportement, ce qui lui donna envie de me faire un commentaire, qui me vexa un peu, mais pensant que cela ne suffisait pas, il se mit à rire, ce qui me vexa encore plus qu’avant, mais il s’excusa, alors je ne prendrais pas note de cet affront plus longtemps.

- Avant, je t’ai demandé si la valse vous parlais, car en général, les princesses savent la danser, mais ce n’est pas grave, je peux vous l'apprendre si vous ne connais pas, mais avant, enlèvez vos chaussure s’il vous plait.

- Oui, je veux bien, mais pourquoi enlever mes chaussures ?

- Parce que vous seriez plus à l’aise pour maîtriser les pas, et je n’ai pas envie de me faire transpercer les pieds !

- Ah ? Bon, si vous insistez… Alors allons-y !

Avec un sourire, il se mit à m’expliquer pourquoi il m’avait posé cette question, il me proposa même d’apprendre, mais sans mes chaussures, ce qui me fit avoir un air incrédule. Lorsque je su pour quelle raison, je les retirais tout de suite et les mit dans un coin. Il avait vraiment bien fait de m’avoir dit d’enlever mes godasses, car sinon, il aurait fini aux urgences, à force que je ne lui marche sur le pied par accident. Il y eût même une fois, où durant la danse je fini dans les décors, à cause d’un faux mouvement de ma part, mais dans l’ensemble, j’avais bien progressé, car au bout de trois quart d’heure, je fini par danser correctement, alors je remis mes chaussures et essayait avec, tandis qu’il s’occupa de faire apparaître un poste radio ou de la musique appropriée s’en échappais. Alors que nous, nous apportions à danser, le chef débarqua dans la chambre à cet instant précis. Mon partenaire et moi étions surprit, mais ce dernier était vraiment livide. Franchement, comment pouvait-il être apeuré ? Tout ce qui le différenciait d’un humain normal, c’était ses yeux, mais sinon, pas de quoi fouetter un chat !

- Oh, je vois que tu en as fait une dame élégante, ce qui change radicalement de ce tas de détritus nauséabond auquel elle devait ressembler en arrivant ici

- Oh restez poli !

- Pardon, je manque cruellement de courtoisie !

- Euh... Ok… Pshit vous êtes sûr qu’il va bien votre copain ? Il a l’air de s’être trompé d’époque.

- C’est mon chef mademoiselle.

- Oups nouvelle bourde ! Et du coup, je dois faire quoi moi ? Une révérence ? Une pirouette ? Une poignée de main ?

- Juste me dire bonjour suffira.

- Dans ce cas bonjour à vous boss ! Pour l’augmentation de salaire de l’autre, on verra plus tard !

- L’augmentation ?

- Bah oui ! A ce qu’il paraît, il doit m’entrainer, mais vu comme il a souffert pour me faire prendre un bain et m’apprendre la valse, il risque pas d’en revenir avec une très bonne santé mentale, donc il faut au moins le motiver en augmentant son salaire.

- Oh ! Je vois le procédé. C’est assez intéressant jeune lady, sauf, le problème, voyez-vous, je ne donne pas de salaires.

Dès qu’il s’adressa à ma propre personne, je ne pus m’empêcher de répondre, comme j’aurais répondu à n’importe qui, d’ailleurs, je fus extrêmement gênée lorsqu’il me fit un baisemain, car je ne m’y attendais pas. Me demandant sur quel fou j’étais tombée, je me rapprochais de Dark Skull, puis lui chuchotais à l’oreille ce que je pensais. Ce dernier était tellement tendu, qu’il ne prit pas la peine de me chuchoter la réponse. Dès que je su qui était cet étrange individu, je me mis à devenir rouge comme une tomate, ayant vraiment honte, ce qui eût l’air de le faire rire. Ensuite, lorsque je me mis à lui parler de l’augmentation, il haussa un sourcil, tandis que mon futur professeur avait l’air d’être sur le point de s’évanouir. Après lui avoir expliqué, il me répondit, très franchement, ce qui me choqua.

- Et… Et vous êtes d’accord sur ce principe ?

- Pas le choix.

- On a toujours le choix !

- Non, pas avec maître Noctis.

- Je dois avouer que j’ai des arguments assez frappants : Soit ils acceptent, soit ils meurent. Je leur offre le gîte et le couvert, c’est déjà beaucoup ! Tient en parlant de manger, voulez-vous manger avec moi ce soir ?

- NON !

- Je prendrais ça pour un oui. Conduit-là dans une demi-heure dans mes appartements. Cela a été un plaisir de vous rencontrer, charmante petite rose sauvage… En parlant de la taille… Voilà, c’est dix fois mieux ! A plus tard !

Me demandant si l’autre statue, à côté de moi était d’accord avec les principes de son chef, il m’avait répondu qu’il n’avait pas le choix, ce qui m’énerva un peu, car je le pensais un peu plus courageux. Le maître des lieux expliqua sa façon d’agir, ce qui me fit bien comprendre pourquoi Dark n’osait pas se mouiller devant son supérieur. Ce dernier me demanda par la suite si je voulais manger avec lui, ce que je refusais catégoriquement, car manger avec un sale type de sa trempe allait sûrement me couper l’appétit, ce qui serait dommage pour la nourriture, mais faisant comme il l’entendait, il donna ses directives à son subordonné, qui hocha la tête en signe d’approbation. Avant de partir, le chef me fit grandir de quelques centimètres, grâce à sa magie, ce qui fait que je faisais maintenant dans les 1m70, ce qui changeait beaucoup mon angle de vision. Une fois seul, le magicien me scruta avec un air qui en disait bien long sur sa façon de penser.

- Quoi ?

- Vous êtes folle, ça c’est sûr ! Vous avez de la chance que vous lui serviez à quelque chose, sinon il vous aurait déjà tuée.

- S’il est aussi impitoyable, pourquoi personne n’a encore essayé de le renverser ?

- Parce que même en nous y mettant tous ensemble, nous n’arriverons jamais à le vaincre, car il est bien trop puissant pour nous ! Il possède une force et une magie colossale !

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